Terre-et-Marais

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Terre-et-Marais est une commune de la Manche située dans le canton de Carentan.


Commune de Terre-et-Marais Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
49° 14' 18.44" N, 1° 18' 50.90" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô
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Canton Carentan
Intercommunalité Baie du Cotentin
Gentilé à définir
Population 1 282 hab. (2016)
Superficie 35,59 km²
Densité 36 hab./km2
Altitude 0 m (mini) - 26 m (maxi)
Code postal 50500
N° INSEE 50564
Maire Alain Langlois
Communes limitrophes de Terre-et-Marais
Gorges Auvers, Méautis, Carentan-les-Marais Saint-Hilaire-Petitville
Nay,
Saint-Germain-sur-Sèves
Terre-et-Marais Montmartin-en-Graignes
Raids Auxais Saint-André-de-Bohon

Périmètre de la commune nouvelle.
Périmètre de la commune nouvelle.



Géographie

Terre-et-Marais s'inscrit dans le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

La commune est située sur l'axe routier Carentan-Coutances, à mi-chemin entre Carentan et Périers.

Terre-et-Marais est la seconde commune la plus étendue du canton de Carentan, après Carentan-les-Marais.

Toponymie

Le toponyme Terre-et-Marais est inventé à l'occasion de la création de la commune le 1er janvier 2016. Il n'a aucune référence historique. Il est composé de deux substantifs décrivant la composition du paysage communal, en grande partie dominé par des terres agricoles et les marais du Cotentin.

Histoire

Saint-Georges-de-Bohon

Une collégiale de quatre chanoines réguliers bénédictins aurait été fondé, au XIe siècle par Onfroi de Bohon. Le prieuré est cédé vers 1060 à l'abbaye de Marmoutier, près de Tours. Sur les bases d'un premier bâtiment, une église est construite vers le XIIIe siècle. Le prieuré compte alors six moines, et seulement un en 1681. Il est vendu en 1815.

L'église prieurale devient paroissiale[1] jusqu'à sa destruction en 1944.

Sainteny

La commune s'est historiquement formée autour de deux centres bien distincts : « les Forges », le long de la route Carentan-Périers et « le Bourg », plus en retrait, autour de l'église. Sur la place de l'église se tenait autrefois un grand marché.

Aujourd'hui, la commune se développe surtout autour de l'axe entre le Bourg et les Forges, long d'un kilomètre. Cette zone n'a longtemps pas eu de nom et a un temps été appelée les Sablons. Elle est désormais devenue une rue et a été baptisée du nom de la division américaine venue libérer la commune en 1944. L'école et les installations sportives se trouvent dans cette rue.

Seconde Guerre mondiale

À Sainteny, 80 % à 85 % des bâtiments sont détruits pendant la Seconde Guerre mondiale. Deux personnes sont exécutées en 1942 et en juin 1944, deux autres sont tuées par l'artillerie et les mitraillages en juin 1944 et cinq au retour de la guerre par les pièges ou la manipulation d'engins de guerre. Les combats acharnés de Sainteny font de nombreuses victimes dans les rangs américains et allemands[2].

Lors de la bataille de Normandie, à partir du 4 juillet 1944, après la prise de Carentan, les troupes américaines se dirigent vers le sud et le sud-ouest pour poursuivre leur progression, entravée par le terrain marécageux. La 83e division d'infanterie américaine est bousculée devant Sainteny par les SS-Panzergrenadiers de la division « Götz von Berlichingen ». Les pertes sont immenses : rien que le 5 juillet, la 83e division du général Macon perd 1 500 hommes pour seulement 200 mètres de progression. Au vu des difficultés rencontrées, la 4e division d'infanterie américaine est appelée en renfort le 6 juillet. Mais de l'autre côté du front, les Panzers de la célèbre division Das Reich complètent les lignes de défense allemandes. Après dix jours de combats fratricides, les Américains viennent à bout de la divison SS « Götz von Berlichingen » et du 6e régiment de parachutistes du lieutenant-colonel von der Heydte et entrent dans Sainteny.

Une stèle aux Forges (érigée en 1984) et une plaque commémorative sur la façade de la mairie (apposée en 1979) rappellent ces évènements et honorent la mémoire des soldats des 83e et 4e divisions US.

En 2010, les cérémonies du 66e anniversaire du Débarquement se déroulent en présence de deux vétérans et de leurs familles. Un chêne est planté à la Roserie par Jack Port, vétéran de la 4e division US[3]. À la Roserie, une stèle rend hommage au major Richard O'Malley, de la 4e Division, tué à Sainteny le 16 juillet 1944[4].

L'église de Saint-Georges-de-Bohon est détruite par les bombardements de 1944.

Création de Terre-et-Marais

La commune est créée le 1er janvier 2016 par la fusion de deux communes, Sainteny et Saint-Georges-de-Bohon, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 relative à la réforme des collectivités territoriales.

Démographie

De la Révolution à 2015

voir les articles détaillés Démographie de Sainteny et Démographie de Saint-Georges-de-Bohon

Depuis la création de la commune

Liste des communes
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Canton
Sainteny 50564 CC de la Baie du Cotentin 21,63 875 (2016) 40 Carentan
Saint-Georges-de-Bohon 50470 CC de la Baie du Cotentin 13,96 407 (2016) 29 Carentan

Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

En attendant les élections municipales de 2020, le conseil municipal élisant le maire sera composé des conseillers des anciennes communes.

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
2016-actuel Alain Langlois chef de chantier ancien maire de Saint-Georges-de-Bohon
élu par 25 voix et un bulletin blanc[5].
Toutes les données ne sont pas encore connues.
pour les maires des anciennes communes, voir les articles détaillés Administration de Sainteny et Administration de Saint-Georges-de-Bohon

Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - 16 h 30 - 18 h
Mairie (juillet 2013)

Mairie (juillet 2013)

Adresse : 2, place Saint-Pierre
Sainteny
50500 Terre-et-Marais

Tél. 02 33 42 05 64
Fax : 02 33 42 41 51
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Pas de site officiel
Commentaire :
Source : Annuaire Service-Public (19 décembre 2017)

Mardi - -
Mercredi 9 h - 12 h -
Jeudi - -
Vendredi - 16 h 30 - 18 h
Samedi - -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

À Sainteny
Les Forges. Maison inscrite aux Monuments historiques.
  • Église Saint-Pierre (13e / 20e) : gravement endommagée en juin 1944.
  • Stèle 83rd et 4th US Infantry Divisions. Elle rend hommage aux soldats des 83e et 4e divisions d'infanterie américaines qui libèrent Sainteny mi-juillet 1944. La 83e division, la Thunderbolt Division, la division éclair, commandée par le Major General Robert Macon, débarque à Omaha Beach le 18 juin 1944. La 4e division, la Ivy Division, la division du lierre, commandée par le Major General Raymond Barton, débarque à Utah Beach le 6 juin 1944[6].
  • Plaque 83rd US Infantry Division. Elle rend hommage aux soldats du 331e régiment de la 83e division d'infanterie américaine, qui ont combattu et qui sont morts dans les marais de Sainteny en juin et juillet 1944[6].
  • Stèle de la Roserie. Elle rend hommage au major Richard O'Malley, de la 4e Division, tué à Sainteny le 16 juillet 1944. Une table d'information est inaugurée à sa mémoire et à celle des victimes civiles le 9 juin 2014[7].
  • Maisons n°1 et n°2 du hameau des Forges, datant de la Reconstruction.
  • Ferme de la Françoiserie.
  • Château.
  • Raffoville (16e).
  • Bléhou (16e).
  • Lessay.
  • Boisgrimot (17e / 19e).
  • Le Culot.
  • Château d'eau.
À Saint-Georges-de-Bohon
  • Église Saint-Georges (20e) moderne : remploi de pierres sculptées.
  • L'Émonderie (fin 16e)
  • Site de l'ancien prieuré du 11e à l'abbaye ; ruine de l'ancienne église détruite en 1944.
  • Château Dombreval (1823)
  • Le Mesnil ; détruit en 1944
  • Réserve des Bohons (265 ha)

Personnalités liées à la commune

Naissances

Autres

Économie

  • Louis Hardy & fils : construction de matériel agricole (notamment les remorques Kidur) ; réparations, vente, etc.
  • Sainteny Menuiseries
  • Concessionnaire John Deere

Enseignement

  • Groupe scolaire de Sainteny : bibliothèque.

Sports

  • Football : Élan sportif des Marais : le club est présidé par Stéphane Potey. Les équipes vont des jeunes débutants jusqu'aux seniors. Le club posséde aussi la particularité d'avoir des équipes féminines. La SS Sainteny a son heure de gloire dans les années 1980. L'équipe, dirigée par un entraîneur calédonien, jouait à un niveau supérieur à celui du rival, le CS Carentan ; une situation que le club du chef-lieu de canton ne pouvait supporter. La situation n'est plus si florissante par la suite et le club change plusieurs fois de nom, s'associant avec les clubs des communes voisines : Sainteny-Bohons, Entente des Marais, Élan Sportif des Marais, avec des rapprochements avec les clubs de Saint-André-de-Bohon, Saint-Georges-de-Bohon, puis Marchésieux. Le club de football a à sa disposition deux terrains à Sainteny, ainsi que ceux des communes associées.
  • Gymnastique volontaire : Les Dynamic's
  • Motocyclisme : Rallye des Marais (vieilles motos)
  • Tennis de table
  • Pétanque : la Boule saintignaise organise régulièrement des tournois

Associations

À Sainteny
  • Anciens combattants et victimes de guerre
  • La Saint-Hubert saintignaise (chasse)
  • Comité Normandie-Bavière
  • Les Fils d'argent (club des anciens)
  • Ouvrages de dames
À Saint-Georges-de-Bohon
  • Société de chasse
  • Les Roses d'automne

Bibliographie

  • Marc Thibout, Marcel Lelégard, « L'église de Saint-Georges-de-Bohon », Revue du département de la Manche, n° 2, 1959

Articles connexes

Notes et références

  1. Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, 1838.
  2. Ouest-France, 3 juin 2014 (Lire en ligne)
  3. La Presse de la Manche, 28 juin 2010.
  4. Ouest-France, 3 juin 2014 (Lire en ligne)
  5. « Alain Langlois nouveau maire de Terre-et-Marais », Ouest-France, site internet, 9 janvier 2016 (lire en ligne).
  6. 6,0 et 6,1 Normandie 44 la mémoire
  7. Ouest-France, 3 juin 2014 (Lire en ligne)