Tempête Lothar (1999)

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La tempête Lothar est un événement climatique de la Manche, survenu en 1999.

Elle se forme le 25 décembre, atteint son paroxysme le 26 décembre et se dissipe le 27 décembre. Elle affecte le Nord de la France, l'Allemagne, la Suisse et le Danemark.

La dépression aborde les côtes de France par le Finistère le 26 décembre à 2 h du matin et poursuit sa progression sur environ 150 km de front vers la Normandie puis l'Île-de-France, la Champagne et l'Alsace.

La Manche est durement frappée. Des vents d'une rare violence soufflent sur le département et des pluies torrentielles provoquent des inondations. Des toits sont emportés, des arbres arrachés, des bâtiments agricoles éventrés...

Une quarantaine d'arbres centenaires de la forêt du parc du château de la Crête, situé en bord de mer à Granville, tombent sous les rafales de vent[1].

Dévasté par cette tempête, le parc de Saint-Symphorien-des-Monts est contraint à la fermeture ( jusqu'en 2012).

Le Trottebec déborde, noyant La Pernelle, Le Vicel, Anneville-en-Saire et une partie des quartiers est de Cherbourg [2]. Des rafales de vent de 162 km/h sont enregistrées au cap de la Hague [3]. On atteint 180 km/h dans le sud-Manche [2]. À Notre-Dame-de-Cenilly, le clocher de l'église ne résiste pas au vent [2]. À Réville, 115 mm d'eau tombent en trois jours [2].

À Cherbourg-Octeville, l'eau commence à monter le 24 décembre en soirée [4]. Le Trottebec et la Divette sortent de leur lit. Le niveau de l'eau dans les rues est de 50 centimètres [4].

Dans le Sud, le Thar sort de son lit le 24 décembre. Jullouville est inondée. L'électricité n'y est rétablie qu'après 11 jours.

Le 26 décembre, la température varie entre 4° et 10° [5]. Les précipitations atteignent 34 mm entre le 25 décembre à 19 h et le 26 décembre à 7 h [5]. Elles ne sont plus que de 6 mm le lendemain dans le même créneau horaire [5].

Une enquête spécifique concernant l'Éducation nationale permet d'établir que, dans le département, 57 établissements scolaires ont subi des dégâts du fait de la tempête : 4 écoles primaires, 31 collèges, 15 lycées et 4 écoles privées [6].

Au final, on déplore deux morts, 20 blessés, 2 000 interventions de pompiers et 120 000 foyers privés d'électricité [2].

Notes et références

  1. « Un nouveau souffle pour le château de la Crête », Ouest-France, site Internet maville.com, 22 avril 2009 (lire en ligne).
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 et 2,4 « 120 ans en Cotentin 1889-2009 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2009.
  3. Météo France.
  4. 4,0 et 4,1 Sabrina Rouillé, « Tempête 1999 : le colonel Lincheneau se souvient », Ouest-France, 26 décembre 2009 (lire en ligne).
  5. 5,0 5,1 et 5,2 metweb.fr, site internet, (lire en ligne).
  6. « Dégâts causés aux établissements scolaires par les tempêtes des 26 et 27 décembre 1999 », Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires et d'enseignement supérieure, août 2000.