Siméon Leverdays

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Siméon Anne Mathurin Leverdays, né à Mortain le 1er octobre 1783 et mort dans la même commune le 20 novembre 1854, est une personnalité politique de la Manche, médecin de profession.

Biographie

Il naît à Mortain, dans la paroisse du Rocher.

Élevé à la campagne, au village de la Guérinière, il part à Paris pour faire ses études de médecine [1].

En 1804, il s'engage au 25e régiment d'infanterie légère où il est rapidement nommé sous-aide chirurgien [1]. En 1807, il est nommé aide-major et fait la campagne d'Espagne, en 1808, avec ce titre [1].

Passé au 115e de ligne en 1809, il est nommé chirurgien-major en 1812 et fait la campagne de Russie ; ses mains et ses pieds, gelés au passage de la Bérésina, sont attaqués par la gangrène ; il perd la phalange des doigts des deux mains [1]. Pendant la campagne d'Allemagne, en 1813, il est chargé de la direction des hôpitaux de Torgau [1].

Rentré en France en 1814, il est mis à la retraite l'année suivante pour services et blessures[1]. Son avenir de chirurgien étant compromis par l'état de ses mains, il reprend des études de médecine à Paris où il obtient le titre de docteur-médecin et revient à Mortain, dans sa maison familiale, rue des Prêtres où vit sa mère [1].

Conseiller municipal en 1824, il est nommé maire de Mortain de 1832 à 1848 et de 1850 à 1854, laissant sa place à Louis Leverdays pendant deux ans [1].

Il est nommé conseiller général du canton de Mortain en 1848. Il reste en poste jusqu'en 1854.

Il représente Mortain au mariage de Napoléon III à qui on le présente comme un survivant de la campagne de Russie [1].

Il meurt d'une apoplexie foudroyante à l'âge de 71 ans. Resté célibataire, il n' a pas de descendants [1].

Il est cousin de Jean Germain Leverdays (1772-1849), député de la Manche et maire de Mortain de 1830 à 1831, et de Thomas Leverdays (1768-1831), conseiller général de la Manche de 1818 à 1829 [2].

Il est l'oncle de Félix Cordoen (1811-1864), qui lui succède comme conseiller général de Mortain [2].

Distinctions

  • Chevalier de la Légion d'honneur en 1833 et officier en 1847 [3].

Bibliographie

  • Henri Moulin, Notice biographique sur Siméon Leverdays, impr. A Lebel, Mortain, 1855 (lire en ligne)
  • Gilles Buisson, « Le Docteur Siméon Leverdays, ancien chirurgien de la Grande armée et maire de Mortain », Annuaire des cinq départements de la Normandie, 1967, p. 81-84

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 1,8 et 1,9 Victor Gastebois, Le vieux Mortain, 1930, p. 206 (lire en ligne).
  2. 2,0 et 2,1 « Tout sur la Manche », Revue du département de la Manche, tome 29, n° 113-114-115, 1987.
  3. Dossier LH/1626/68 de la base Leonore.

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