Roger Bastion

De Wikimanche

Roger Victor Auguste René Bastion, dit « Louis » ou « Ballon », né à Châteaubriant (Loire-Inférieure) le 30 juillet 1913, mort fusillé au Mont-Valérien par les nazis le 21 septembre 1942, est un résistant lié par son action au départementent de la Manche.

Avant la Seconde Guerre mondiale, il travaille comme ouvrier métallurgiste à Mondeville (Calvados). C’est un militant actif des Jeunesses communistes, du Secours Rouge, des Comités antifascistes.

Après sa démobilisation en août 1940, il participe à la reconstitution du Parti communiste clandestin dans le Calvados et en devient l’un des dirigeants. Il entre dans la clandestinité pendant l’été 1941, quitte le Calvados pour la Manche et poursuit avec André Defrance, responsable départemental, l’organisation et la coordination du Front national (Résistance) et des FTPF ; Bastion se chargeant plus spécialement du nord du Cotentin. Au début de 1942, il devient le responsable pour la Manche de la résistance communiste, en remplacement de Defrance, muté dans l’Oise. Roger Bastion recrute des partisans, met en place des cloisonnements par groupes de trois, notamment dans l'arsenal de Cherbourg, assure les liaisons avec les responsables interrégionaux. Se déplaçant sans cesse, il trouve asile chez Marie Lesage à Équeurdreville, chez Jean Lamotte (oncle de Juliette Defrance) à Airel ou encore chez Alexandre Avoyne à Trelly...

Roger Bastion est arrêté le 18 février 1942 en gare de Cherbourg, à la suite d’investigations policières commencées à Paris (affaire Pican-Cadras)[1]. Dans le même temps sont arrêtés les frères Mesnil, Marie Lesage, Louis Canton, le responsable interrégional Henri Messager. Aucun d’eux ne survivra. Bastion ne parle pas, même sous les plus atroces tortures ; ainsi Defrance, activement recherché restera introuvable, alors que les Renseignements généraux et la Gestapo savent que les deux hommes se voyaient régulièrement.

Incarcéré à Romainville, Roger Bastion, connu sous le pseudo de Jean-Louis Langlois, est fusillé au Mont-Valérien le 21 septembre 1942.

La mention Mort pour la France lui est attribuée par le ministère des Anciens Combattants le 19 juin 1946.

Sources

  • Archives de Juliette Defrance
  • Mémoire d'hommes, SGA, Ministère de la Défense