Robert Schmitt

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Robert Schmitt, né à Paris le 31 mai 1908 et mort à Périers le 5 avril 1966, est une personnalité politique de la Manche, enseignant de profession.

Il est le fils de Victor Schmitt (1874-1917), ingénieur des Arts et manufactures, et de Louise Regnault (1880-1942).

Il est professeur d'hydrographie [1].

Le 24 octobre 1932, il se marie à Paris (XVIIe) avec Germaine Berger (1910-2001), qui lui donne trois enfants.

Il est membre du Conseil supérieur des transports et de la commission supérieure du Crédit maritime mutuel [2].

En 1962, il crée la Sovico (Société des viandes du Cotentin), que ses enfants vendront en 1975 à la Casam.

Le 5 avril 1966, souffrant d'une douloureuse maladie, il met fin à ses jours en se tirant un coup de fusil de chasse [2].

Il est le petit-fils d'Alfred Regnault (1843-1923), conseiller général de Périers de 1871 à 1923, maire de Périers, et l'arrière-petit-fils de Gustave Regnault (1805-1860), conseiller général de Périers de 1852 à 1860, maire de Périers [1].

Carrière politique

En 1946, il est désigné par l'Assemblée nationale pour siéger à l'Assemblée de l'Union française [2]. En 1952, il y préside le groupe MRP avant d'être élu vice-président de cette assemblée [2], poste qu'il garde jusqu'à son départ en 1958.

Il est maire de Périers de 1953 jusqu'à sa mort.

Il est élu conseiller général du canton de Périers en 1955. Il reste en poste jusqu'en 1966.

Il est candidat MRP-dissident aux élections législatives de novembre 1958 dans la circonscription de Saint-Lô : il arrive en sixième position du premier tour (sur 8 candidats) avec 5,04 % des suffrages. Il retire sa candidature avant le second tour [2].

En 1958, il rejoint le nouveau parti de la Démocratie chrétienne de France (DCF), dissident du MRP et devient membre du Conseil économique et social jusqu'à sa mort.

Distinctions

Chevalier de la Légion d'honneur.

Hommage

Le stade de football de Périers porte son nom.

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « Tout sur la Manche », Revue du département de la Manche, tome 29, n° 113-114-115, 1987.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 et 2,4 « Un conseil général de la Manche met fin à ses jours », Le Monde, 7 avril 1966.

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