Robert Pesquet

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Robert Pesquet, né à Port-Lyautey (Maroc) le 9 avril 1917, mort le 11 décembre 2010 à Granville, est un homme politique lié à la Manche.

Ancien député gaulliste puis poujadiste du Loir-et-Cher, impliqué dans le faux attentat de l'observatoire, il est à la fin de sa vie, secrétaire départemental du Mouvement national républicain dans la Manche.

Biographie

Titulaire d'une licence en Droit et diplômé de l'École libre des Sciences politiques de Paris, il s'installe après la Seconde Guerre mondiale comme gérant d'une menuiserie à Mondeville (Calvados).

Membre du cabinet de Raymond Triboulet, ministre des Anciens combattants, il est élu député gaulliste du Loir-et-Cher en 1956 avant de se rapprocher du mouvement poujadiste. Il perd son siège lors des législatives de 1958[1].

En 1959, il est impliqué dans le faux attentat de l'Observatoire. Souhaitant ridiculiser François Mitterrand lors de la révélation de la supercherie, il incite le député de la Nièvre à monter une fusillade contre sa personne pour relancer sa carrière. Il est incarcéré deux semaines pour port d'armes sans permis et bénéficie, en 1966, d'un non-lieu grâce à la loi d'amnistie votée après la réélection de Charles de Gaulle à l'Élysée[1]. Approché par Jean-Marie Le Pen, il a refusé d'intégrer le Front national dans les années 1960[1].

Craignant pour sa sécurité, il se réfugie en Suisse puis voyage en Espagne, Italie et en Angola[1].

Responsable de l'agence caennaise du groupe d'assurances Drouot, il en est écarté après des démêles judiciaires.

Il vote pour Jacques Chirac au premier tour de la présidentielle de 2002, mais s'abstient lorsque celui-ci se retrouve face au président du FN, jugeant le scrutin « truqué ». Installé à Granville, il revient sur la scène publique en 2003, en succédant à Jean-Marie Lemoine Le Chesnay comme secrétaire départemental du Mouvement national républicain (MNR), parti d'extrême-droite dirigé par Bruno Mégret[1].

Il meurt le 11 décembre 2010. Il est enterré au cimetière Saint-Paul après une messe en l'église Saint-Nicolas de Granville le 15 décembre.

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3 et 1,4 Élie Barth, « Robert Pesquet, l'homme qui piégea François Mitterrand, devient chef du MNR dans la Manche », Le Monde, 19 juin 2003.