René Valo

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René Valo, né à Tocqueville le 26 août 1926 et mort au camp de concentration de Dachau (Allemagne) à une date inconnue, est un déporté de la Manche.

Ouvrier agricole à Valcanville, il est arrêté le 4 septembre 1943 à Gatteville-le-Phare pour avoir coupé un câble téléphonique[1].

Prisonnier, René Valo quitte Paris vers le camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) le 18 novembre 1943. Il s'agit d'un wagon-cellulaire emportant 62 hommes dont 59 Français, un Belge, un Polonais et un Yougoslave. Ces déportés sont classés N.N.[2] ; d’une part, ceux transférés en Allemagne par les autorités de la Wehrmacht afin d’être jugés par les tribunaux spéciaux mis en place pour une application stricte du décret Keitel de décembre 1941 et d’autre part, ceux déportés par la Gestapo dont l’objectif n’est pas le jugement mais uniquement l’envoi dans un camp. Parmi les autres déportés de ce transport se trouve le Manchois Émile Le Laidier.

Le wagon est décroché en gare de Strasbourg pour qu'il soit dirigé sur le camp de Natzweiler-Struthof en raison d'un contre-ordre donné à la suite des bombardements de Cologne.

À son arrivée au camp, il se voit attribuer le numéro matricule 6172. Il est transféré à la prison de Brieg située près de Breslau, en Silésie pour y être être jugés au tribunal de Breslau. Il est interné au camp de concentration de Dachau.

René Valo y trouve la mort à une date ignorée.

Notes et références

  1. « Valcanville », 601 communes et lieux de vie de la Manche, éd. Eurocibles, 2014, p. 661
  2.  Nacht und Nebel

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