René Marguerie

De Wikimanche

René Pierre Marguerie, né à Paris le 17 mai 1847 et mort dans la même commune le 13 mars 1925 [1], est une personnalité politique de la Manche, haut fonctionnaire de profession.

Biographie

Fils de Frédéric Marguerie (1813-1871), ancien président de section au Conseil de préfecture de la Seine, et Caroline Bourcey, il épouse Jeanne Gréterin, fille de Théodore Gréterin, sénateur, membre de l'Institut, conseiller d'État et directeur général des Douanes, des Contributions indirectes et des Tabacs [2].

Élève au collège Stalislas de Paris, il est attaché au cabinet du secrétaire général de la préfecture de la Seine en 1866, puis entre au Conseil d'État comme auditeur en 1869 et est délégué dans les fonctions de chef de bureau à la Direction générale des Cultes en 1878. Nommé maître de requêtes en 1879. il est commissaire du gouvernement prés le Conseil d'État statuant au contentieux (1880-1889) [2].

Il est également chargé d'un cours de droit administratif a l'École nationale des Ponts et Chaussées de 1884 à 1906 avant d'en être professeur honoraire, siège au Tribunal des conflits de 1892 à 1905 et dirige la revue administrative L'École des Communes [2].

Ayant accédé au grade de conseiller d'État, il est vice-président honoraire du Conseil d'État [2].

Il est élu conseiller général du canton de Bricquebec en 1892 [3]. Il succède à Octave de Traynel. Il reste en poste jusqu'en 1919 [3].

Distinction

  • Légion d'honneur [1] : « Chevalier » (9 juillet 1881), « Officier » (25 juillet 1898), « Commandeur » (30 juillet 1910), « Grand Officier » (1er février 1919)

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Archives nationales, base de données Léonore, dossier Légion d’honneur (LH//1738/15) (consulter en ligne)
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Qui êtes-vous? Annuaire des contemporains, notices biographiques, Volume 3, Ed. Piero, 1924.
  3. 3,0 et 3,1 « Tout sur la Manche », Revue du département de la Manche, tome 29, n° 113-114-115, 1987.

Article connexe