Redoute de Réville

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Feu dans l'enceinte de l'ancienne redoute.

La redoute de Réville est une ancienne fortification de la Manche abritant désormais le feu de la pointe de Saire.

Histoire

Construite à partir de 1689 sur la plage de Jonville, la redoute appartient à la ligne défensive terrestre édifiée sous Louis XIV sur la côte est du Cotentin afin de protéger les sites les plus propices aux débarquements ennemis, dont ici, la baie de Saint-Vaast-la-Hougue[1].

Formant un quadrilatère régulier d'environ 32 mètres de côté, elle possède un mur d'enceinte en maçonnerie et un fossé sec. Elle abrite une batterie d'artillerie de campagne à ciel ouvert[1].

Elle est armée de trois canons de 8, 12 et 18 livres ; un canonnier y réside en permanence et cinq autres hommes y travaillent[2].

La redoute est reconstruite en 1734. Sous l'Empire, elle est armée de quatre bouches à feu de 24 [2].

Aux XVIIIe et XIXe siècles, des travaux sont menés pour percer le mur d'enceinte de créneaux de fusillade et installer des échauguettes dans les angles et des bretèches d'inspiration médiévale. La redoute est transformée en réduit[1].

Un fanal est installé en 1835 sur le redoute, comme sur le fort de la Hougue et la butte de Morsalines, pour signaler de nuit la passe et le mouillage de la rade de la Hougue[3]. Le feu de la pointe de Saire est toujours actif, sous l'égide de la direction des Phares et balises.

Considérée comme un témoignage de la défense des côtes du Cotentin sous l'Ancien Régime, l'ancienne redoute, demeurée propriété de l'État, est inscrite, avec ses fossés mais sans le bâtiment du gardien à l'intérieur, au titre des Monuments historiques par arrêté du 6 juillet 1992[4].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 Guillaume Lécuillier, Redoute de la Pointe de Saire, enquête thématique régionale (fortifications littorales), Inventaire général du patrimoine culturel, Région Bretagne, 2005.
  2. 2,0 et 2,1 Edmond Thin, panneau d'information à l'entrée du site, consulté le 25 août 2015.
  3. Direction générale des Ponts et Chaussées et des Mines, « Fanaux de la rade de la Hougue », Situation des travaux au 31 décembre 1835, imprimerie royale, Paris, 1836, p. 15 (lire en ligne)
  4. « Notice n°PA00110673 », base Mérimée (architecture), médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, ministère de la Culture..

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