Port de commerce de Granville

De Wikimanche

Vue du port depuis la Haute-Ville

Le port de commerce de Granville est un équipement portuaire de la Manche, situé à Granville.

Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie Centre et Sud Manche.

Histoire

En 1840, Granville occupe le 7e rang des ports de commerce de France.[1]

En 1859, Le Colibri, bateau à vapeur et Le Paris-Londres effectuent deux voyages par mois entre Granville et Le Havre.[1]

En 1860, 28 navires de la Compagnie générale maritime, jaugeant ensemble 7 573 tonneaux sont attachés au port de Granville, avant qu'elle devienne la Compagnie générale transatlantique.[1]

À la fin du 19e siècle, les usines Dior font importer du guano du Pérou, par des voiliers au long cours qui contournent le Cap Horn.[2]

En 1929, l'import-export de matériaux atteint son apogée avec un trafic de 278 000 tonnes (contre 75 000 en 2014[1]

Bombardé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, il est reconstruit lentement. Le bassin à flot n'est plus qu'un port d'échouage. Les différents trafics peinent à redémarrer.

L'entreprise Lainé Matériaux de Ducey exporte des granulats en Angleterre et, dans les années 1980, des blocs de granit.

La Sirec d'Isigny-le-Buat exporte des ferrailles vers l'Espagne et le Portugal du début des années 1990 à 2010 environs.

En juin 2013,[3] la Jument verte, dernière des quatre grues Mohr installées quai d'Orléans dans les années 1960 est démontée.[4]

Activité

Trafic
154 000 tonnes en 1974 (198 000 t en 1970, 106 000 t en 1960, 105 000 t en 1954, 118 000 t en 1939, 285 000 t en 1928, 124 000 tonnes en 1925).

L'exportation du minerai de fer de la région de Mortain apporte un trafic intéressant au début du XXe siècle [5]. Il atteint 130 000 t en 1929, après avoir été de 117 000 t en 1928. Il baisse ensuite : 98 000 t en 1930 et 71 000 t en 1937 [5].

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les importations (charbon anglais, phosphates, pyrite, céréales, bois) l'emportent largement sur les exportations (minerai de fer, engrais et cendres de pyrites [5].

Les importations passent tout de même de 44 000 tonnes en 1951 à 86 000 tonnes en 1954 [6].

Situation en 2017

L'activité au 21e siècle est minimale et tend à disparaître[7]. Le trafic de marchandises chute sans discontinuer depuis 2003[8].

Il subsiste en 2017 une activité de fret entre Granville et Jersey, effectuée deux fois par semaine par le Grima, un petit ferry écossais d'une capacité de charge de 100 tonnes. La marchandise est principalement constituée de matériaux de construction mais le bateau peut également servir de transporteur pour des articles particuliers, avec un service à la carte[7].

Les exportations de ferraille vers l'Espagne et le Portugal a récemment cessé. En 2012, il avait baissé de 60 %. Le trafic de graviers vers l'Angleterre subsiste (moins 13 % en 2012), pour un temps[8].

Une quinzaine de millions d'euros de produits de la mer sont débarqués, conditionnés ou transformés, à l'année. Mais cette activité de cabotage n'est plus rentable et le gérant, la Chambre de commerce, ne croit plus à l'activité de fret à Granville, le port de possédant pas de possibilité de croissance véritable, puisque situé en centre-ville[7].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Jean-Christophe Cholet, 200 ans au service des entreprises et du territoire, CCI Centre et sud-Manche, 2015
  2. Didac'doc n°8 , Service éducatif des archives départementales de la Manche, avril 2010
  3. « Granville : la grue Mohr découpée ! », La Manche Libre.fr, 6 juin 2013 (lire en ligne)
  4. « La "jument verte" en danger à Granville », Tendance-Ouest.com [1], consulté le 20 juin 2017
  5. 5,0 5,1 et 5,2 Michel Eude, « Le port de Granville », Annales de Normandie, 6e année, n° 1, janvier 1956, p. 100.
  6. « Les années 50 ans la Manche », Ouest-France, hors-série, sd, p. 26.
  7. 7,0 7,1 et 7,2 « Granville. Dans le port, le fret est rare mais pas inexistant », Ouest-France, site internet, 4 mai 2017 (lire en ligne).
  8. 8,0 et 8,1 Sarah Caillaud, « 2012, année morose pour les ports de Granville », Ouest-France, site internet, 2 octobre 2013 (lire en ligne).

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