Place de la République (Cherbourg-Octeville)

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Place de la République aujourd'hui.
Peinte fin 19e par Isidore Deroy.
Au début du XXe siècle.

La Place de la République est une place de Cherbourg-Octeville.

Situation

Elle s'ouvre aujourd'hui sur la place Napoléon. Elle est au croisement des rues de la Paix, Paul-Talluau, François-La Vieille et Tour-Carrée.

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Histoire

La place après sa bitumisation, vers 1951.

Ancienne « place d'Armes », devenue place du Calvaire en 1710 puis « place de la Liberté » en 1793, elle reprend son nom initial avant d'être définitivement baptisée « place de la République » en 1904[1].

En 1758, une mission catholique, conduite par le père Irlande, érige un calvaire, qui sera détruit le 19 janvier 1794[2].

En son centre, deux monuments commémorent l'histoire cherbourgeoise : l'obélisque du duc de Berry, une fontaine surmontée d'un obélisque de granit rose, inauguré en 1817 [3] et le mémorial des martyrs de la Résistance, stèle en granit gris de Flamanville inaugurée en 1958. De 1889 à 1951, un kiosque à musique, acheté à Paris lors de l'Exposition universelle, peut accueillir jusqu'à 78 musiciens, éclairés par un lustre de 15 lumières. Mais faute d'usage régulier, le conseil municipal, qui trouve son « esthétique douteuse », sans harmonie avec la place et qui regrette qu'il cache la statue de Napoléon, décide à l'unanimité le 29 décembre 1950 de le remplacer par un parking.

Octeville possédait également une place de la République. Après la fusion des deux communes, le conseil municipal du 23 juin 2000 la rebaptise place des Justes, afin de rendre hommage aux personnes non juives pour leur action en faveur de juifs persécutés pendant la Seconde Guerre mondiale [4].

Bâtiments remarquables

Commerces et activités diverses

Hôtel Napoléon, n°14.
  • N° 2 : Au Petit Louvre (chapellerie) [7] ; La Cale et Co (restaurant)
  • N° 4 : À la Frégate (café) [5]
  • N° 6 : Café de l'Eldorado ; Eldorado (cinéma) [8][9]
  • N° 7 : Mme Omont (masseuse) [10]
  • N° 10 : La Taverne (bar-restaurant) ; Taï Pan (restaurant)
  • N° 12 : Becquemin-Roupsard (papeterie) [7] ; Librairie de la Marine [11] ; Ch. Hamel (radio-télé) [12] ; Roche-Bobois-Noyon (meubles) [13] ; Au bout du monde (restaurant) ; Maître Corbeau - M. Langlois (restaurant) [14]
  • N° 14 : clinique du Dr Viel [5] ; hôtel Napoléon
  • Hôtel de l'Europe [5]
  • N° 20 : Dr Rudloff (dermatovénérologie) [5]
  • N° 24 : Consulat des États-Unis (Leslie A. Weisenburg) [5]

Notes et références

  1. Raymond Lefèvre, Histoire anecdotique de Cherbourg à l'intention de nos écoliers, Cherbourg-Éclair, Cherbourg, 1941.
  2. Voisin La Hougue, Histoire de la ville de Cherbourg (continuée de 1728 à 1835 par Vérusmor), Impr. Boulanger, Cherbourg, 1835, p. 338.
  3. Centenaire de la bibliothèque municipale de Cherbourg, Impr. Périgault, Cherbourg, 1932, p. 65.
  4. « Cherbourg-Octeville, une ville fusionnée », site de la ville de Cherbourg sur archive.org.
  5. 5,0, 5,1, 5,2, 5,3, 5,4 et 5,5 La Police cherbourgeoise vous renseigne, Imprimerie commerciale cherbourgeoise, sd [1953].
  6. 6,0 et 6,1 Bruno Centorame, « L'habitat ancien du centre urbain », À la découverte de Cherbourg, 1991.
  7. 7,0 et 7,1 Cherbourg-Éclair, 30 décembre 1925.
  8. Cherbourg-Économique, Impr. Jacqueline, 3e trimestre 1960.
  9. Les Guides Bleus, Normandie, Librairie Hachette, 1972, p. 614.
  10. Cherbourg-Éclair, 4 janvier 1925.
  11. Cherbourg-Éclair, 29 décembre 1931.
  12. « Nos années 60 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2010.
  13. Cherbourg, bulletin municipal, n° 1, septembre 1977.
  14. Le Guide touristique, Cherbourg-Cotentin, 2014.

Liens internes