Pierre Gosset

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Pierre Gosset, né à Carantilly le 7 janvier 1764, mort à Carantilly le 10 juin 1844, est une personnalité catholique de la Manche, prêtre de son état.

Issu de la bourgeoisie cotentinaise, il choisit de devenir prêtre vers 1781 [1].

Pendant la Révolution française, il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Il se réfugie d'abord dans sa famille, puis doit fuir la réquisition militaire de 1793. Il exerce son ministère clandestinement à Saint-Lô, changeant constamment de nom et d'apparence, bénéficiant aussi de l'appui d'une partie de la population. Il y gagne le surnom de « Gosset sans peur ». Il est néanmoins arrêté mais rapidement libéré, peut-être grâce à l'intervention de son frère Léonor Gosset, brigadier dans les dragons.

En 1805, il dessert Saint-Georges-Montcocq, où il organise une filière pour échapper à la conscription de l'Empire. Arrêté sur dénonciation, il est envoyé en résidence surveillée à Rennes (Ille-et-Vilaine), puis incarcéré à la prison Sainte-Pélagie à Paris.

Libéré, il revient à Carantilly, où il meurt en 1844, âgé de 80 ans. Il y repose sous un monument à double pyramide de grès portant l'inscription : « À la mémoire de Monsieur l'abbé Pierre Gosset, confesseur de la foi pendant la Révolution » [2].

Notes et références

  1. Abbé Jean-Baptiste Lechat, Répertoire du clergé de la Manche pendant la Révolution et l'Empire, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche, fascicule 84, 1993, t. 1.
  2. Gaëtan Guillot, « V. L'Odyssée d'un prêtre réfractaire pendant la Révolution et l'Empire : l'abbé Gosset », Revue catholique de Normandie, 1917.