Pierre-Roland Giot

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Pierre-Roland Giot.

Pierre-Roland Giot, né à Carolles le 23 septembre 1919 [1] et mort à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 1er janvier 2002 [2], est un archéologue, anthropologue et géologue de la Manche.

Il est considéré comme le créateur de l'archéologie armoricaine moderne.

Il a fait toute sa carrière au CNRS, de 1943 à 1986.

Un grand spécialiste de l’archéologie

« C’était un homme exceptionnel, original, célibataire, non conformiste, qui a consacré toute sa vie à l’archéologie ». Ces mots sont extraits de l’hommage rendu au professeur Pierre-Roland Giot par un de ses élèves, Jacques Briard, ancien directeur de recherches au CNRS.

Scientifique d’envergure, Pierre-Roland Giot voit le jour au lendemain de la Grande Guerre. Il est le fils d’un artiste-peintre et d’une mère britannique qui l’éduque à l’anglaise. « C’est en Bretagne, qu’il avait connue durant son enfance, qu’il va exercer avec talent son métier et sa passion de géologue et d’archéologue », écrit Éric Chopin [3].

Celui qui est aussi le maître d’un autre scientifique de renom, Yves Coppens, le découvreur de « Lucy », crée à la Libération le laboratoire d’anthropologie préhistorique de la faculté des sciences de Rennes et prend la direction de la circonscription des antiquités de l’Ouest avant de mener des travaux de géologie armoricaine.

« Pendant quarante ans, écrit encore Éric Chopin, tout en conciliant ses fonctions de chercheur au CNRS et de directeur de laboratoire à l’université de Rennes, Pierre-Roland Giot va mener de grandes fouilles et des restaurations de monuments mégalithiques et de tumulus à l’époque du bronze. » [3]

C’est ainsi qu’il dirige les fouilles qui aboutissent en 1955 au sauvetage du gigantesque tumulus de Barnenez, dans le Finistère. On lui doit bien d’autres sauvetages archéologiques dans toute la Bretagne. En fait, l’archéologue originaire de la Manche crée une véritable école qui formera une pléiade de préhistoriens renommés.

Il est aussi conservateur du musée de préhistoire du Finistère et membre de l’Institut culturel de Bretagne. Un an avant sa mort, il préparait la publication d’un ouvrage de synthèse sur un demi-siècle de recherches sur l’arrivée des Bretons en Armorique.

Distinctions

  • Chevalier des Arts et lettres
  • Commandeur des palmes académiques
  • Médaille d'argent du CNRS

Hommage

  • Une promenade porte son nom à Rennes.

Notes et références

  1. « Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 2002.
  2. « Acte de décès n° 48 - État-civil de Rennes - Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 2002.
  3. 3,0 et 3,1 Ouest-France, 18 janvier 2002.

Article connexe

Source

  • Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, t. 2, éd. Eurocibles, Marigny, 2001, ISBN 2914541147.