Maurice Tabur

De Wikimanche

Maurice Louis Tabur, né à Avranches le 3 avril 1916 et mort dans la même commune le 13 octobre 2006 [1], est une personnalité économique de la Manche, chef d'entreprise de profession.

Biographie

Maurice Tabur est le fils de Narcisse Tabur (1876-1944), quinquailler, âgé de trente-neuf ans et de Jeanne Jossé (1890-1922), âgée de vingt-sept ans, demeurant au n° 4 place Saint-Gervais (aujourd’hui, la bibliothèque municipale) à Avranches. Il se marie vers 1950 avec Jeannine Blanc, avec qui il a quatre enfants.

Groupe Tabur

Àprès la fin de la seconde Guerre mondiale, libéré après cinq années de captivité, Maurice Tabur prend la direction de l'entreprise à 29 ans, avec son frère, Marcel. La société se développe dans une région en reconstruction [2].

Au début des années 1950, les deux frères scindent les activités du groupe en deux entités indépendantes [2], [3] : Marcel Tabur fonde Tabur Électricité, puis Tabur Marine qui a un certain succès. Maurice Tabur garde quant à lui l'activité quincaillerie du groupe [3].

Quincaillerie et bricolage

Maurice Tabur crée la marque Catena (chaîne en latin) en 1953. Il s'agit alors du premier groupe d'enseigne de France. Il développe le système de franchises encore balbutiant à cette époque. Le siège de l'entreprise est à Avranches jusqu'en 1960, année du transfert dans de nouveaux locaux à Arnage, près du Mans (Sarthe) [3]. En 1965, elle est la première enseigne française de quincaillerie [2].

En 1975, son fils, Michel Tabur, entre dans l'entreprise familiale après des études de commerce. Il créé en 1978 la première chaîne de bricolage en France, Bricogite, et devient PDG du groupe Tabur en 1987. Sans descendance, il fusionne son enseigne à l'automne 2002 avec Mr. Bricolage, dont il devient vice-président [2].

Notes et références

  1. « Acte de décès n° 328 - État-civil de Avranches - Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 2006.
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Julien Bordier, « Les Tabur », L'Express, site internet, 30 avril 2003 (lire en ligne).
  3. 3,0 3,1 et 3,2 La Manche Libre, 17 décembre 2011.