Match de football US Avranches-FC Lorient (2015)

De Wikimanche

Une de Dimanche Ouest-France.

Le match de football US Avranches-FC Lorient a lieu le 3 janvier 2015 à Avranches pour le compte des 32e de finale de la Coupe de France.

Au moment du match, l'US Avranches est 5e de National et le FC Lorient est 16e de Ligue 1.

L'US Avranches remporte le match sur le score de 1-0.

C'est la neuvième fois que l'US Avranches atteint ce stade de la compétition [1]. Sa victoire lui ouvre la porte des 16e de finale pour la première fois de son histoire et lui offre la couverture du quotidien L'Équipe le lendemain[2].

Une de L'Équipe.

Feuille de match

Avranches, stade René-Fenouillère - US Avranches-FC Lorient 1-0 (0-0). 5 000 spectateurs payants.
Arbitre : Stéphane Jochem.
Buts : Diongue (59e) pour Avranches.

Avertissements : Barreto (42e) pour Avranches ; Diallo (70e) pour Lorient.
Expulsion : Keita (83e) pour Avranches.

Les équipes

  • Avranches (4-5-1) : Beuve - Keita, Cabon, Hérauville (cap.), Schur - Boateng, Diongue, Barreto, Pivaty (Niakaté, 47e), Théault (Fofana, 86e) - Créhin.

Non entrés en jeu : Boisivon, Créac'h, Derrien, Ndengila, Ricaud. Entraîneur : Richard Déziré.

  • Lorient (4-4-2) : Lecomte - Pedrinho, Bellugou, Wachter, Le Goff - Autret (Pelé, 69e, Abdullah 84e), Mostefa, Reale (Barthelmé, 78e), Guerreiro - Diallo, Sunu.

Non entrés en jeu : Chaigneau, Gassama, Avenant, Mesloub. Entraîneur : Sylvain Ripoll.

Le match

Le journaliste Régis Dupont rend compte de l'exploit avranchinais sur le site Internet de L'Équipe :

« Sur une pelouse très grasse et bosselée, les deux équipes ont rivalisé de prudence, ce qui a donné une première période d’un remarquable ennui, avec un seul tir cadré (lorientais). Déjà pas très convaincants jusque-là, les Morbihanais ont sombré après la pause, avec une paire offensive Sunu-Diallo incapable de peser et des pertes de balle trop nombreuses dont celle de Mostefa qui lança l’action du but d’Avranches.
Maguette Diongué a bien choisi son jour pour marquer, lui qui se fait habituellement chambrer par ses partenaires pour sa maladresse face à la cage adverse. Cette fois, à la sortie d’un une-deux avec Tony Théault à l’entrée de la surface lorientaise, le milieu de terrain d’Avranches n’a pas tremblé. Une frappe croisée du gauche dans le petit filet de Benjamin Lecomte a fait exploser de joie les 5 000 supporters présents (66e). "Aujourd’hui ça m’a souri", a sobrement commenté le héros du jour.
Un an après son élimination à Yzeure (CFA), Lorient confirme son aversion pour les 32e de finale de Coupe de France. L’équipe de Sylvain Ripoll était certes renouvelée aux deux tiers par rapport à celle qui officie habituellement en Championnat. Mais elle ne s’est créé une franche occasion que dans le temps additionnel : une frappe trop croisée de Raphaël Guerreiro. Très insuffisant, même si l’état du terrain et le forfait à l’échauffement de Mesloub (gastro-entérite) n’a pas aidé les Merlus. "On n’a pas fait ce qu’il fallait pour passer, tout simplement", a expliqué leur entraîneur, qui peinait à masquer sa colère après cette piteuse élimination[3]. »

Foule en liesse

« Quand Maguette Diongue a marqué au bout d'une heure de jeu, c'était du délire. Quand l'arbitre a sifflé la fin du match, c'est devenu de la folie. Une marée humaine a déferlé, par-dessus les barrières, sur la pelouse René-Fenouillère. On a dansé, sauté, trépigné. Les bleus, soutenus par tout le pays avranchinais, ont embrassé leurs fans et ont posé pour les photos au milieu d'une foule en liesse. Après huit échecs à ce stade de la Coupe de France, l'USA s'est qualifié pour les 16e de finale. » [4].

Réactions

  • Vincent Créach (attaquant d'Avranches) : « Le coach nous a recommandé à la mi-temps de nous lâcher plus. Tout faire pour ne pas rentrer chez nous en se disant qu'on était passé à côté de ce match. ...) En deuxième mi-temps, on a lâché les chevaux. » [5].
  • Kévin Schur (défenseur d'Avranches) : « On s'est fait un peu peur à la fin. (...) On a joué notre chance à fond, sans douter, contrairement à eux, à mon avis. On a été agressifs, même à 10 contre 11, on n'a rien lâché. » [5]
  • Maxime Bartheimé (milieu de Lorient) : « On réalise une bonne première mi-temps, mais on n'a pas su être décisif. Ensuite, on paie cash une erreur. (...) On a essayé de revenir, on a tout donné, mais ça n'a pas suffi. Certes, nous avions beaucoup d'absents, mais, au coup d'envoi, ce n'étaient que des pros qui étaient alignés. » [5]
  • Mathias Autret (milieu de Lorient) : « On est triste. Mais il faut être réaliste : les joueurs d'Avranches n'ont pas volé leur qualification. (...) On ne s'est créé que très peu d'occasions et leur but est arrivé au moment où nous étions moins bien. » [5]
  • Gilbert Guérin (président d'Avranches) : « Notre victoire est amplement méritée. Le score aurait même pu être plus sévère si on avait eu plus de réussite. » [6].

Notes et références

  1. Clément Hébert, « L'heure de changer les bonnes vieilles habitudes », Ouest-France, 3 janvier 2015.
  2. « Folie normande », L'Équipe, 4 janvier 2015, p. 1.
  3. Régis Dupont, « Avranches dans l'histoire », lequipe.fr, 3 janvier 2015 (lire en ligne)
  4. « Foule en liesse au stade René-Fenouillère », Ouest-France, 5 janvier 2015.
  5. 5,0 5,1 5,2 et 5,3 « Dans les coulisses de l'exploit », Dimanche Ouest-France, 4 janvier 2015.
  6. Clément Hébert, « Gilbert Guérin : “J'ai reçu 184 SMS depuis samedi soir” », Ouest-France, 5 janvier 2015.

Articles connexes

Lien externe