Match de football AS Cherbourg-AS Monaco (1952)

De Wikimanche

Ouest-France, 4 février 1952.

Le match de football AS Cherbourg-AS Monaco se joue le 3 février 1952 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) pour le compte des 1/16e de finale de la Coupe de France.


Feuille de match

Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), stade Philippe-Marchombes AS Cherbourg-AS Monaco 0-2 (0-2). 2 700 spectateurs. Recette : 475 000 F.
Arbitre : M. Maître
Buts : Suozzi (21e et Olmiccia (44e pour Monaco.

Les équipes

  • Cherbourg : Lovato - Yvetot, Fichet - Bertin, Lucas, Blondel - Garnier, Mouchel, Guardo, Chanteloup, Cirou.
  • Monaco : Germain - Linder, Flack - Cauwellier, Sykdra, Battistella - Suozzi, Olmiccia, La Paz, Rabstejnek, Habera.

Le match

L'AS Cherbourg aborde le match très contractée et produit un jeu qui n'est pas à la hauteur de ce qu'elle propose habituellement [1]. On la voit fébrile et timorée et elle subit la loi de Monaco. Olmiccia et Habera, par deux fois, sont menaçants mais encore imprécis [1]. À la 21e minute, une combinaison La Paz- Suozzi permet à ce dernier de concrétiser la domination monégasque [1]. La réaction de l'AS Cherbourg est immédiate. Portée par un public tout acquis à sa cause, l'AS Cherbourg mène quelques raids dangereux. Mouchel et Garnier sont dangereux [1]. Mais il en faut d'autres pour impressionner l'AS Monaco qui développe son jeu. Un tir de La Paz s'écrase sur la barre cherbourgeoise, un autre de Cauwellier doit être boxé des deux points par Lovato [1]. Et alors que l'on s'achemine vers la mi-temps, Olmiccia profite d'un mauvais contrôle de Lucas et vient battre Lovato de près.

La deuxième mi-temps commence sur le même rythme. Mais, sur un coup franc anodin tiré par Mouchel, un défenseur monégasque touche la balle de la main [1]. Pénalty. On croit que cela ne va être qu'une formalité pour Mouchel, expert dans le genre. Mais son tir frappe le poteau d'un Germain trop heureux [1]. Ce coup du sort ne désarme pas Cherbourg qui repart à l'attaque de plus belle. Guardo oblige Germain à une détente désespérée, puis Blondel frappe un joli coup franc qui met Germain en valeur [1]. La fatigue se fait ressentir côté cherbourgeois. Cirou et Chanteloup traînent la jambe, Yvetot a du mal à se remettre d'un violent choc [1]. Dans les dernières minutes, Suozzi et Habera ratent d'un rien d'aggraver la score.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 et 1,8 H. Le Goff, « Sans panache, l'AS Monaco, a mis fin au rêve de l'AS Cherbourg », Ouest-France, 4 février 1952.

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