Marguerite et Julien

De Wikimanche

La première affiche.

Marguerite et Julien est un film de Valérie Donzelli, tourné en partie dans la Manche en 2014.

Le film est inspiré de la vie de Julien et Marguerite de Ravalet, à partir d'un scénario écrit par Jean Gruault pour François Truffaut, et abandonné en 1973 [1].

Le film est présenté en avant-première à Cherbourg-Octeville le 19 septembre 2015, en présence de la réalisatrice.

Tournage

Des scènes sont tournées dans les jardins et dans les intérieurs du château des Ravalet à Tourlaville, à partir du 15 octobre 2014. La société Rectangle Productions fait procéder à des aménagements pour permettre le tournage [2]. Au rez-de-chaussée, la salle des gardes est devenue une salle à manger et l'actuelle salle à manger a été transformée en salle de classe. À l'étage, l'un des salons est devenu la chambre de Marguerite , tandis qu'un autre a été utilisé comme fumoir ou une salle de réception [2]. À l'extérieur, il a fallu enlever les graviers et éloigner les canards pour qu'aucun son inapproprié ne vienne perturber la bande sonore [2]. Environ 150 figurants sont engagés sur place pour jouer les rôles des domestiques et des villageois. D'autres scènes sont tournées dans la Hague, le Sud Manche et à Barfleur début novembre [3].

Fiche technique

  • Réalisation : Valérie Donzelli
  • Producteurs : Édouard Weil et Alice Girard
  • Scénario : Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, d'après Jean Gruault
  • Directrice de la photographie : Céline Bozon
  • Chef décorateur : Manu de Chauvigny
Distribution
  • Anaïs Demoustier : Marguerite
  • Jérémie Elkaïm : Julien
  • Frédérick Pierrot : Jean III de Ravalet
  • Aurélia Petit : Mme de Ravalet
  • Sami Frey : l'abbé de Hambye
  • Raoul Fernandez :
  • Géraldine Chaplin : Mme Lefèvre de Haupitois
  • Bastien Bouillon : Philippe
  • Catherine Mouchet : Jacqueline

Dates de sortie

  • Festival de Cannes : 19 mai 2015
  • Sortie nationale : 2 décembre 2015

Durée : 1 h 45

Distinctions

Le film fait partie de la sélection officielle en compétition du Festival de Cannes 2015.

Galerie photos

Critiques

  • L'Express : « Elle (Valérie Donzelli) fait de cette histoire un conte moderne plein d'anachronismes et de musique électro, fabrique un récit avec mille idées de mise en scène, des partis pris à la pelle et des clins d'oeil en effets de loupe grossissants et assumés avec Jacques Demy en tête de pont. » (Éric Libiot)
  • Première : « C’est du romanesque et du romantisme hard core, sublimement beau, grotesque parfois, lyrique et pop tout à la fois. »
  • Les Inrockuptibles : « Moins habile dans ses scènes d’intérieur, un peu impuissant à saisir l’intimité érotique de son couple hors norme, "Marguerite & Julien" déploie sa grâce fragile dès lors qu’il prend le large, dynamite son récit, et emprunte son rythme au cinéma de genre à la faveur d’une superbe scène de siège ou d’une cavale criminelle façon Bonnie and Clyde, déclinée en photogrammes hyperstylisés. » (Romain Blondeau)
  • 20 Minutes : « Il y a du charme dans "Marguerite & Julien", une ferveur qu’apportent ses interprètes et une sincérité qui n’est pas remise en cause, mais il est fort à parier que certains spectateurs n’entreront pas dans ce film parfois répétitif, confus et déroutant. » (Stéphane Leblanc)
  • La Croix : « Las, ces partis pris insistants finissent par produire un maniérisme un peu creux et mettent en relief un déficit de substance. De cette fuite éperdue, on ne retient finalement qu’une sensation de dilution. » (Arnaud Schwartz)
  • Le Nouvel Observateur : « Loin de la mise à mort à laquelle a tourné la présentation cannoise, disons calmement que "Marguerite & Julien" n’est jamais qu’un film raté, et souvent embarrassant, qu’il aurait mieux valu ne pas envoyer au casse-pipe. »
  • Ouest-France : « Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm se plantent dans cette laborieuse fantaisie. » (Pierre Fornerod)
  • Paris Match : « Verbeux et atonal, sans rythme, ce mélodrame pompeux entraîne tous ses acteurs (mise à part Anaïs Demoustier qui coule avec le navire, mais ne se noie pas) dans un registre si peu convaincant qu’aucune émotion ne remonte à la surface, exceptés l’ennui et l’agacement. » (Alain Spira)

Notes et références

  1. « Valérie Donzelli planche sur l'adaptation d'un scénario jamais tourné de Truffaut », Les Inrockuptibles, site internet, 23 juin 2014.
  2. 2,0 2,1 et 2,2 « Valérie Donzelli inspirée par l'histoire des Ravalet », Cherbourg-Octeville Magazine, n° 56, décembre 2014.
  3. « Silence on tourne », La Presse de la Manche, 14 novembre 2014.

Lien interne

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