Marguerite Avoyne

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Marguerite Avoyne, née à Écajeul (Calvados) le 13 avril 1922, morte en 2006, est une résistante déportée de la Manche.

En 1942, la famille Avoyne vit à Trelly, près de Cérences, au passage à niveau 47 de la ligne Lison-Lamballe. Le 4 juillet, la police et la gendarmerie deMontmartin-sur-Mer l'arrêtent avec son père Alexandre et sa sœur Louise. Sa mère Marie est arrêtée à sa descente du train à Quettreville-sur-Sienne de retour du marché d'Avranches. Ce sera alors à la prison de la Verjusière, puis le lendemain, Cherbourg jusqu’au 18 juillet, date à laquelle ils sont remis aux autorités allemandes et conduits à la prison de Saint-Lô.

Le procès se tient à Saint-Lô. Alexandre et Marie sont condamnés à mort ; leurs deux filles sont condamnées ; Marguerite à quatre ans et Louise à un an de déportation. Alexandre est fusillé à Saint-Lô le 1er octobre 1942. La peine de Marie, graciée, est commuée en travaux forcés et déportée.

Marguerite Avoyne, classée ""NN"" [1] est déportée le 20 octobre 1942 à destination de la prison de Karlsruhe (Allemagne). Dans ce transport se trouve également sa sœur Louise et les Manchois Louis Barbey, Philibert Daireaux, Albert Delacour, Joseph Scelles et Pierre Tirel. Elle transite par les prisons allemandes d'Anrath, Schwerin et Ziegenhain.

Elle y recouvre la liberté le 3 avril 1945.

Source

  • Fondation pour la mémoire de la déportation.

Notes et références

  1. Nacht und Nebel = "Nuit et brouillard" - interprétation du signe N.N. accolé par l'administration SS à tout détenu désigné dès sa déportation.

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