Luc Dietrich

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Luc Dietrich.

Luc Dietrich, né à Dijon (Côte d'Or) le 17 février 1913, mort à Paris le 12 août 1944, est un écrivain lié au département de la Manche.

Pris sous les bombardements

Orphelin de père dès l’âge de six ans, Luc Dietrich mène une vie itinérante avec sa mère qui, minée par la drogue, meurt à son tour en 1931 [1].

Il bascule alors dans une vie désarticulée, passant sans transition ni scrupules de la pauvreté la plus sordide à la richesse frelatée du milieu de la drogue et de la prostitution [1]. Nul doute que sans la rencontre de quelques personnages d’importance, l’homme se serait perdu corps et âme.

C’est Lanza del Vasto, le premier, qui lui apprend à se regarder dans son désordre intérieur, lui révèle ses talents d’écrivain et le pousse sur la voie de la connaissance et de la vérité [1]. De leur amitié naît Le Livre des rêves (1933), exploration du monde onirique de Dietrich [1]. Cet ouvrage qui se met au service d’une véritable quête de soi scelle le ton et la démarche de l’œuvre.

En 1935, Le Bonheur des tristes, son premier roman, décrit les vicissitudes de son enfance jusqu’à la mort de sa mère.

En 1942, L’Apprentissage de la ville reprend la confession . « Dans ces livres, tout m’y est apparu aussi véridique, aussi douloureux, aussi moral que dans l’œuvre de Dickens, de Baudelaire, de Van Gogh », écrit Paul Éluard [1].

En 1942, la rencontre de l’enseignement de Gurdjieff et le poète René Daumal aiguisent encore sa soif d’être et de connaître. Désormais, tous les compartiments de l’humain l’intéressent. En 1944, il part à Saint-Lô rejoindre son ami le Docteur Hubert Benoît avec le projet d’écrire un livre sur les fous [1]. Pris sous les bombardements du 10 juin, blessé au pied, il est d’abord soigné à l’hôpital de campagne de la ville. La septicémie gagne la jambe [1]. Transporté à Paris, il y meurt.

Hommage

Une rue de Saint-Lô porte son nom.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 et 1,6 Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 4, sous la direction de René Gautier.

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