Louise Avoyne

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Louise Avoyne, épouse Touraine, née à Écajeul (Calvados) le 24 mars 1923, rentrée d'Allemagne, est une résistante déportée de la Manche.

En 1942, la famille Avoyne vit à Trelly, près de Cérences, au passage à niveau 47 de la ligne Lison-Lamballe. Le 4 juillet, la police et la gendarmerie deMontmartin-sur-Mer l'arrêtent avec son père Alexandre et sa sœur Marguerite. Sa mère Marie est arrêtée à sa descente du train à Quettreville-sur-Sienne de retour du marché d'Avranches. Ce sera alors à la prison de la Verjusière, puis le lendemain, Cherbourg jusqu’au 18 juillet, date à laquelle ils sont remis aux autorités allemandes et conduits à la prison de Saint-Lô.

Le procès se tient à Saint-Lô. Alexandre et Marie sont condamnés à mort ; leurs deux filles sont condamnées ; Marguerite à quatre ans et Louise à un an de déportation. Alexandre est fusillé à Saint-Lô le 1er octobre 1942. La peine de Marie, graciée, est commuée en travaux forcés et déportée.

Louise Avoyne, classée ""NN"" [1] est déportée le 20 octobre 1942 à destination de la prison de Karlsruhe (Allemagne). Dans ce transport se trouve également sa sœur Marguerite et les Manchois Louis Barbey, Philibert Daireaux, Albert Delacour, Joseph Scelles et Pierre Tirel. Elle effectue sa peine à la prison allemande d'Anrath.

Elle y recouvre la liberté le 29 septembre 1943.

Notes et références

  1. Nacht und Nebel = "Nuit et brouillard" - interprétation du signe N.N. accolé par l'administration SS à tout détenu désigné dès sa déportation.

Source

  • Fondation pour la mémoire de la déportation.

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