Louis Lansonneur

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Louis Lansonneur, né à Brest le 2 août 1876, mort à Cherbourg le 18 janvier 1961, est un poète de la Manche.

Le poète de la vallée de Quincampoix

Fils de Marie Calvez, originaire de Plougastel-Daoulas (Finistère), et de Sébastien Brévalaire Lansonneur, ouvrier à l'arsenal de Brest, originaire de Kerlouan (Finistère), Louis Lansonneur suit sa scolarité chez les frères à Recouvrance avant d'entrer à l'école des mousses, à celle des mécaniciens et à celle de maistrance[1].

Après avoir navigué, il devient officier d'administration de la Marine. Il est muté au Nardouet à La Glacerie où il effectue le reste de sa carrière[1].

En 1910, il se fixe définitivement au 22 de la vallée de Quincampoix à La Glacerie[1] après avoir épousé, sept ans plus tôt, Alice Vaslot, fille des propriétaires du célèbre restaurant « Le Vieux Chêne » dans cette même vallée[2].

Collaborateur du journal sportif Le Stade et à la revue littéraire La Lyre normande, Louis Lansonneur appartient à la Société artistique et industrielle de Cherbourg, à l'Académie poétique de la Manche, à la Société littéraire normande et à l'Académie de la Manche[1].

Louis Lansonneur laisse le souvenir d’un poète très sensible dont l’œuvre considérable est restée manuscrite pour l’essentiel. Il publie ses premiers poèmes au lendemain de la Première Guerre mondiale sous le titre Les Fleurs qu’on effeuille[2].

Il est aussi l’auteur de plusieurs pièces de théâtre (Luce de Brix,La Fable, La Veillée sous la lampe, Le Retour du permissionnaire, La Fenêtre sur le jardin, etc.) qui sont interprétées sur les scènes de la région. Avec Eugène Crespel, il écrit La Voix des chimères, jouée théâtre de Cherbourg. Il s'adonne également à la sculpture sur buis et au dessin[1].

En 1956, il est fait officier de l'instruction publique pour services rendus aux lettres et chevalier des Palmes académiques[1].

Mort chez sa fille, Renée Ecolivet, ses obsèques se déroulent le 21 janvier 1961 en la basilique Sainte-Trinité et il est enterré au cimetière de La Glacerie où l'Académie de la Manche pose une plaque commémorative le 6 novembre 1965[1].

La Glacerie a voulu entretenir le souvenir de celui qu’on avait surnommé « le poète de la vallée »[2]. Le 22 avril 1964, à la demande de l'Académie de la Manche, elle donne son nom à la route qui sillonne une partie de la vallée de Quincampoix où il a habité durant un demi-siècle, entre la RN 13 et le tunnel. Elle baptise également à son nom la nouvelle médiathèque communale, inaugurée en 2000[1].

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5, 1,6 et 1,7 Philippe Durand, La Glacerie 1901-2001 : son premier siècle de vie locale, Ville de La Glacerie, Paris, 2001
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 2, Éditions Eurocibles, Marigny ISBN 2914541147