Louis Dupiech

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Louis Dupiech, né à Castelsagrat (Tarn-et-Garonne) le 14 août 1900 [1], mort dans la baie de Lübeck-Neustadt [1] en Allemagne le 3 mai 1945, est un homme politique de la Manche.

Il est sous-préfet de Cherbourg en 1942 pendant l'Occupation allemande.

Biographie

Il commence sa carrière administrative dans l'Enregistrement. Il devient en 1926 chef de cabinet du préfet de l'Aude. Après une longue période de maladie, il reprend du service en 1936 comme chef du cabinet du préfet du Cher, puis de la Vienne.

Il est secrétaire général de la Seine-et-Marne en mai 1940 au moment de l'offensive nazie, avant d'être nommé sous-préfet de Cherbourg en 1942. Il n'occupe cette fonction que très peu de temps : il est promu préfet de la Meuse le 23 mai de la même année.

Il entre dans la Résistance en 1943 alors qu'il est préfet du Finistère.

Arrêté par les Allemands le 14 mai 1944, il est interné à Royalieu (Oise), mis au secret, torturé. Louis Dupiech est déporté à bord d'un train qui quitte Compiègne-Royallieu (Oise) le 15 juillet 1944 à destination du camp de concentration de Neuengamme (Allemagne). Dans ce convoi, se trouvent 1 522 hommes dont les Manchois Bourgois , Legall et Picquerey [1].

À son arrivée au camp de Neuengamme, Louis Dupiech se voit attribuer le matricule 36283. Il est intégré au kommando Bremen-Farge qui travaille pour la Direction de la construction de la marine à l'édification de l'abri sous-marin « Valentin » [1].

Devant l'avance alliée, comme il n´y avait plus de camps pour recevoir les détenus évacués du camp central, le chef de district de Hambourg réquisitionne des bateaux sur lesquels sont embarqués, à Lübeck, plus de 9 000 détenus dont Louis Dupiech. Entassés dans les cales, beaucoup d´entre eux périssent de faim, de soif et de maladies [1].

Le 3 mai 1945, au cours d´un raid aérien de l´armée britannique destiné à empêcher le repli d´une partie des troupes allemandes par la Baltique, le Cap Arcona et le Thielbek, deux bateaux ancrés devant Neustadt, prennent feu. Environ 6 600 détenus meurent dans les flammes, se noient ou sont abattus en essayant de se sauver. Seuls 450 survivent [1].

Louis Dupiech trouve la mort à bord du Thielbek, dans la baie de Lübeck.

Notes et références

Lien interne