Louis Bertaux

De Wikimanche

Louis Jean Joseph Bertaux, né à Valognes le 26 septembre 1922 [1] , mort à Alièze (Jura) le 8 mars 1944, est un résistant de la Manche.

En 1940, il est agriculteur à Huberville. Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il décide avec Pascal Lemeland, d'Huberville, de partir au maquis dans le Jura. Le 8 juin 1943, ils arrivent en gare de Morez (Jura) où ils sont attendus par un industriel fabricant de lunettes. Ils passent l’été dans une ferme aux Rousses (Jura). Devenus paysans, ils participent aux travaux des champs. Ils logent dans une ancienne colonie de vacances avant de se rendre à Chilly-le-Vignoble (Jura) où des maquis importants sont installés. Ils sont chargés avec leur groupe de pourvoir au ravitaillement. Grâce à l’abbé Barthelet, Pascal Lemeland rencontre Margaine et ils le rejoignent au maquis de l’Armée secrète (AS) à Lamoura (Jura).

En février 1944, ils obtiennent tous les deux quelques jours de permission qu'ils passent en famille. Ils racontent leur vie au maquis et après quelques jours ils doivent rentrer. Un jeune Manchois Roger Glinel (1924-1944), âgé de vingt ans, est séduit par ce combat et part avec eux.

Avec Pascal Lemeland et Roger Glinel, il meurt au combat, exécuté le 8 mars 1944 et brûlé par les Allemands, dans une ferme au lieu-dit Les Rippes au plateau d'Alièze (Jura) [1][2]

Dominique Gros découvre leur histoire et la raconte dans le livre J'attends l'aube aux yeux gris, publié en 2016, aux éditions Poutan.

Hommages

  • Monument commémoratif érigé sur le lieu du drame, au lieu-dit Les Rippes à Alièze (Jura)
  • Plaque commémorative 1939-1945 de la Résistance à Saint-Lô
  • Plaque commémorative 1939-1945, au cimetière communal, à Valognes.

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « Dictionnaire biographique fusillés guillotinés exécutés massacrés 1940-1944 », Le Maitron, site internet, 2015 (voir en ligne).
  2. France3-regions.fr (lire en ligne).