Le Catelet-de-Gorges

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Gorges,Chapelle Sainte Anne (Cadastre 1817).

Gorges aurait connu une motte castrale dont il ne nous reste rien qu'une attestation écrite.

Attestation ancienne

Florence Delacampagne [1] signale dans un article publié en 1982 l'existence de cette motte, en s'appuyant sur la description faite par Charles Duhérissier de Gerville en 1825 [2]

« Près de la Chapelle Sainte Anne, à l'entrée du marais, on voit une enceinte en terre, assez semblable à celles de nos redoutes modernes, sans aucune motte ou tertre.
Un emplacement plus probable de château à Gorges se trouve au levant de la chapelle, situé près d'une pièce de terre de la ferme du Hommet appartenant à Madame de Vauquelin, descendue des Camprond. La butte extrêmement entamée de ce Câtelet et peu reconnaissable, est entre deux pièces dont l'une s'appelle le Gardien-Potier et l'autre Clos-Guerrier. La place des fossés a été comblée et tellement aplanie qu'on se doute à peine qu'il y en ait jamais eu. »

Aucun des noms de lieu donnés par Gerville n'apparait sur les cadastres et cartes anciens ou récents, sauf la chapelle Sainte Anne.

Florence Delacampagne ajoute :

« La chapelle Sainte Anne se trouve au milieu des marais, elle se trouve sur une plateforme surélevée de 0,50 m par rapport au niveau du sol. On ne voit plus de motte alentour ».

Cette plateforme est extrêmement lisible sur le cadastre de 1817, où figure une parcelle circulaire typique de presque 50 m de diamètre (n°1016) autour de la chapelle [3], devenue rectangulaire sur le cadastre actuel. Le cercle apparait toujours sur les photo aériennes contemporaine.

Et s'il s'agissait tout simplement de la motte castrale ?

Situation

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Notes et références

  1. Florence Delacampagne, « Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe-XIIe siècles). Étude historique et topographique », Archéologie médiévale, tome 12, 1982. pp. 195-207 (lire en ligne).
  2. Charles Duhérissier de Gerville, « Second mémoire sur les anciens château de la Manche », Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie p. 230.
  3. Cadastre napoléonien (1817) (voir en ligne).

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