La Bazoge

De Wikimanche

La Bazoge est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée au sein de Juvigny-les-Vallées depuis le 1er janvier 2017.

Commune déléguée de La Bazoge
(commune de Juvigny-les-Vallées)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
48° 38' 46.03" N, 1° 1' 46.25" W (OSM)
Arrondissement Avranches
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Canton Isigny-le-Buat
Ancien canton Juvigny-le-Tertre
Intercommunalité Val de Sée
Gentilé Bazogeais(es)
Population 151 hab. (2015)
Superficie 5,8 km²
Densité 26 hab./km2
Altitude 92 m (mini) - 212 m (maxi)
Code postal 50520
N° INSEE 50037
Maire délégué Jean-Yves Hamel
Communes limitrophes de La Bazoge
Le Mesnil-Rainfray Le Mesnil-Rainfray Le Mesnil-Rainfray
Chasseguey La Bazoge Romagny
Chèvreville Fontenay Fontenay

Le bourg et l'église Saint-Martin.
Le bourg et l'église Saint-Martin.


Toponymie

Attestations anciennes

  • Baselgiaca (?) 1061/1067 [1]; cette forme douteuse n'est pas retenue par François de Beaurepaire [2].
  • Basolche 1082 [2].
  • Basocha 12e s. [2].
  • Basoca 1369/1370, 1371/1372 [3].
  • la Basouge 1398 [2].
  • Basoca 1412 [4], ~1480 [5].
  • Bazoge 1612/1636 [6].
  • la Basoge 1648 [7].
  • La Basoge 1677 [8].
  • la Basoche 1711 [9].
  • La Bazoge 1713 [10].
  • la Basoge 1716 [11].
  • la Basoche 1719 [12].
  • la Bazoche 1720 [13].
  • La Bazoge 1735 [14].
  • la Bazoche 1758 [15], 1771 [16], 1777 [17].
  • La Bazoge 1753/1785 [18], 1793 [19].
  • La Basoge 1801 [20].
  • la Bazoge 1804 [21], 1828 [22].
  • La Bazoge 1829 [23], 1835/1845 [24], 1854 [25], 1878 [26], 1880 [27].
  • la Bazoge 1884 [28].
  • La Bazoge 1903 [29], 1954 [30], 1962 [31].
  • La-Bazoge 1972 [32].
  • La Bazoge 1978 [33], 1993 [33].
  • la Bazoge 2007 [34].

Étymologie

Toponyme médiéval d'origine romane [35], issu de l'ancien français basoge (moyen français basouge), variante de basolche, basoche « église, basilique », et aussi « palais » et « marché couvert ». Cet appellatif est à l'origine de très nombreux toponymes et microtoponymes en France (centre et nord-ouest de la France, jusque dans l'Aisne), issus de ses diverses variantes : basoque (forme normano-picarde), basoche, baroche, baselche, etc. Ses deux principales valeurs en toponymie sont celles d' « église ou monument érigé en mémoire d'un martyr » (sens attesté en latin chrétien et médiéval) et de « marché couvert », entre lesquelles il est généralement difficile de choisir en l'absence de documentation historique pertinente. Cependant, la première est généralement la plus courante. Auguste Vincent [36] fait remarquer à son sujet que les toponymes de ce type correspondent probablement à d'anciens lieux de christianisation ceinturant ce qui fut l'Empire Romain à la limite des langues non romanes, de la Bretagne à l'Illyrie.

L'ancien français basoche représente l'aboutissement déviant (on attend °baseuche, que présuppose la forme baselche) du gallo-roman °BASILCA < latin basilica « basilique » (au sens romain), vaste édifice public servant de tribunal, de bourse de commerce, de lieu de promenade, et souvent entouré de boutiques; son sens de « basilique, église chrétienne » s'est développé tardivement. Il représente l'emploi substantivé du féminin de l'adjectif basilicus « du roi, royal », emprunt culturel au grec βασιλικός / basilikós « royal », et plus précisément un calque du grec βασιλικὴ στοά / basilikḕ stoá « portique royal ». Le mot βασιλικός / basilikós, quant à lui, est un dérivé adjectival en -ικός / -ikós de βασιλεύς / basileús « roi », d'étymologie incertaine. Il s'agit vraisemblablement d'un emprunt à une langue indéterminée, quoiqu'une variante mycénienne de ce mot ait pu suggérer une origine indo-européenne.

Géographie

Histoire

Le 1er janvier 2017, La Bazoge fusionne avec Bellefontaine, Chasseguey, Chérencé-le-Roussel, Juvigny-le-Tertre, Le Mesnil-Rainfray et Le Mesnil-Tôve au sein de Juvigny-les-Vallées.

Démographie

Sous l'Ancien régime

Sous l'Ancien régime, le dénombrement des populations se fait généralement par feux, c'est-à-dire par foyers. Le nombre de personnes habitant sous un même toit variant beaucoup suivant celui d'ascendants et d'enfants [37], ces données sont donc relatives, mais donnent néanmoins une idée de l'évolution démographique.

Depuis la Révolution

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[38]. En 2015, la commune comptait 151 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [39] et INSEE [40])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
386 382 421 417 343 347 353 348 348 314
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
297 324 338 357 346 324 299 292 288 302
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
300 257 272 288 299 286 264 240 201 177
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
172 162 166 162 166 169 166 163 160 163
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
162 156 151
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
1790-1791 George Boré
.......-....... .......
.......-....... Mathieu Ozenne ...1797...
.......-....... Guy Berthelot ...1802..., 1803...
1804-1808 Jacques Giroult
1808-1813 René Bagot
1813-1826 Félix de Saint-Germain
1827-1850 René Bagot décédé en exercice le 4 avril 1850
1851-1852 Victor Bagot
1852-1860 Jacques Berthelot
1860-1868 Raoul de Saint-Germain
1868-1871 Paul Couyer de la Chesnardière
1871-1876 Pierre Letavernier
1876-1881 Gilles Langlois
1881-1892 J. Couyer de la Chesnardière
1892-1898 Émile de Saint-Germain
1898-1915 Toussaint Hamel
1915-1919 Pierre Herbert faisant fonction
1919-1923 Pierre Herbert
1924-1935 Hippolyte Hamel
1935-1971 Hubert de Toulmon
1971-2001 Georges Guillotin artisan menuisier
2001-actuel Jean-Yves Hamel SE agriculteur
Source  : liste établie par Jean Pouëssel et Christian Henri pour 601 communes et lieux de vie de la Manche. [42]
.
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2014).

La mairie (2014).

Adresse : Le Bourg
50520 La Bazoge

Tél./Fax : 02 33 59 24 58

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Officiel

Commentaire :

Source : Annuaire Service-Public (8 mai 2012)

Mardi - 17 h - 19 h
Mercredi - -
Jeudi - -
Vendredi - -
Samedi - 14 h - 15 h 30



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

  • Église Saint-Martin (18e s.): ensemble de trois retables (début 18e s.); poutre de gloire (18e s.); objets classés aux Monuments historiques.
  • Château (19e s.) avec échauguette (16e s.).
  • Vallée de l'Argonce.
  • Croix de chemin.
  • Carrières.
  • La Salle des fêtes où depuis 1980, les soirées Twin sont organisées au moins quatre fois par an. Il s'agit d'animations de musiques actuelles, concerts et DJ. En 2015, pour leurs 35 ans, les Twin organisent un festival les 14 et 15 août. Fort de son succès, le « festival Twin » revient les 13 et 14 août 2016.[43]

Personnalités liées à la commune

Bibliographie

  • Henri Herbert, La Bazoge, mon pays - 200 ans histoire, 1980.
  • Hippolyte Sauvage, « La Bazoge », Revue historique, archéologique et monumentale de l'arrondissement de Mortain, tome 4, imprim. Élie fils, Saint-Lô, p.1-3 (lire en ligne)

Notes et références

  1. Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, “Les noms de communes de Normandie”, in Annales de Normandie XII (décembre 1962), § 218.
  2. 2,0, 2,1, 2,2 et 2,3 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 76.
  3. Comptes du Diocèse d’Avranches, dressés en 1369/1370 et 1371/1372, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 145A, 152B.
  4. Pouillé du Diocèse d’Avranches, 1412, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 157A.
  5. 5,0 et 5,1 Pouillé du Diocèse d’Avranches, ~1480, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 172B.
  6. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  7. 7,0 et 7,1 « Benefices du dioceze d’Avranches », p. 7, in Pouillié general contenant les benefices de l’Archevesché de Rouen […], chez Gervais Alliot, Paris, 1648.
  8. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  9. Alexis-Hubert Jaillot, La Généralité de Tours divisée en ses seize elections, aux Deux globes, Paris, 1711 [BNF, collection d'Anville, cote 00729 B].
  10. 10,0 et 10,1 Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  11. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  12. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  13. G. Mariette de la Pagerie, Carte topographique de la Normandie; feuille 3 : Fougères, Vire et Avranches, 1720 [BNF, fonds Cartes et Plans, cote Ge DD 2987 (1009, III) B].
  14. 14,0 et 14,1 Nouveau dénombrement du royaume par generalités, elections, paroisses et feux […], t. II, Impr. Pierre Prault, Paris, 1735, p. 66a.
  15. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  16. Rigobert Bonne, Carte du Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, 1771, recueillie in Jean Lattre, Atlas Moderne ou Collection de Cartes sur Toutes les Parties du Globe Terrestre, ~1775.
  17. P. Santini, Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, Remondini, Venise, 1777.
  18. Carte de Cassini.
  19. Site Cassini.
  20. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  21. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 320a.
  22. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 387.
  23. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Mortain, p. 148.
  24. cartes d’État-Major (relevés de 1820 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889; Basse-Normandie cartographiée entre 1835 et 1845).
  25. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  26. 26,0 et 26,1 Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 370.
  27. Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1880, p. 52a.
  28. E.-A. Pigeon, Carte du diocèse d’Avranches, A. Herluison, Orléans, 1884 [BNF, GED-1158].
  29. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  30. Nomenclature des hameaux, écarts et lieux-dits de la Manche, INSEE, 1954.
  31. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  32. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  33. 33,0 et 33,1 Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  34. Carte IGN au 1 : 25 000.
  35. L'ancienneté du nom de La Bazoge est suggérée par l'apparition très tardive de l'article (17e siècle), qui semble impliquer une formation en très ancien français (avant l'an mil); une formation gallo-romane n'est pas exclue non plus, mais elle reste hypothétique en l'absence de documents plus anciens.
  36. Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937, p. 329, § 863.
  37. Une moyenne de 5 à 6 personnes semble cependant le chiffre le plus vraisemblable.
  38. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  39. Population avant le recensement de 1962.
  40. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  41. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  42. « 601 communes et lieux de vie de la Manche », René Gautier et 54 correspondants, éd. Eurocibles, 2014, p. 270
  43. « Les 13 et 14 août, le festival Twin remet le couvert », Ouest-France, 4 août 2016