Joseph Pichard

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Joseph Pichard, né à Argouges en 1749 et mort à Boucey le 6 février 1802 (17 pluviôse an X) [1], est une personnalité catholique de la Manche.

Un curé dénonciateur ?

Si la Révolution a fait plusieurs martyrs à Argouges, parmi le clergé catholique, l’abbé Joseph Pichard ne fait assurément pas partie de cette pieuse cohorte de victimes. Il est pourtant, lui aussi, originaire du village d’Argouges.

Ordonné prêtre assez tardivement, en 1779, il est d’abord vicaire à Parigny et à Céaux avant de revenir dans sa paroisse natale au début de la Révolution.

Très favorable aux idées nouvelles, il prête tout naturellement serment à la Constitution puis est nommé curé de Boucey où, en juillet 1794, il défroque et épouse Jeanne Lamoureux, une ancienne institutrice d’Argouges, qui lui donne un fils, pour devenir agent municipal.

Mais, quand les Chouans mettent sa tête à prix, il se réfugie à Pontorson en 1795. Il revient plus tard se faire oublier à Boucey où il vit tranquillement jusqu’à sa mort.

Joseph Pichard a quelques bonnes raisons d’être détesté par les Chouans. Non seulement il a renié les vœux de son sacerdoce mais il passe aussi pour un traître. Il est en effet possible qu’il ait été l’indicateur des Bleus connu dans la région sous le pseudonyme de « Marguerite ».

Notes et références

  1. AD50, NMD Boucey, 1792 – An XI (5 Mi 2046), page 231/251 Acte de décès (lire en ligne).

Source

Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 4, sous la direction de René Gautier, ISBN 2914541562