Johnny Rock

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Johnny Rock, pour l'état civil Denis Le Men, né à Équeurdreville le 20 mai 1955, est un chanteur de la Manche.

Il se présente comme « le premier sosie officiel de Johnny Hallyday ».

Biographie

Il travaille comme charpentier naval au chantier naval Bellot à Cherbourg dès ses 15 ans et jusqu'à la fermeture de l'entreprise[1].

En 1966, il découvre Johnny Hallyday à la télévision dans l'émission d'Albert Raisner Âge tendre et tête de bois. Le chanteur devient son idole : « Il me fascinait, je voulais faire comme lui » [1].

Mais c'est seulement au début des années 1980, conscient de sa ressemblance, qu'il devient « Johnny Rock », bien décidé à exploiter ce filon.

Il fait ses débuts dans une boite de nuit locale avant d'être pris en charge par une ancienne « Claudette ». Les concerts s'enchaînent alors et Johnny Rock part en tournée estivale dans toute la France [1].

Le 30 décembre 1995, il est l'un des invités de Mireille Dumas, dans son émission Bas les masques, diffusée sur France 2. Il sera invité une seconde fois par la présentatrice.

Il devient professionnel du spectacle en 1997 [1].

En 1999, il se produit pendant deux mois en vedette à Paris, dans le bar American Dream. Dès lors, il est réclamé partout et donne des spectacles à travers la France. Il se produit en première partie des spectacles de Herbert Léonard, Sheila, Michel Delpech, Stone et Charden...

En avril 2000, il participe à l'émission Vivement dimanche, de Michel Drucker, sur France 2 ; émission au cours de laquelle il rencontre Johnny Hallyday.

En 2011, un film documentaire est réalisé sur la vie de Johnny Rock : Johnny, le chanteur ouvrier [1].

Johnny Rock a été huit fois invité à la télévision par Michel Drucker et deux fois par Mireille Dumas. Un documentaire lui a été consacré dans l'émission de cette dernière.

Pour L'Express, « dans sa catégorie, il est le meilleur. Le plus grand. » [2].

Poursuivi pour fraude et travail dissimulé entre 2006 et 2013, il est relaxé le 8 octobre 2013 par le tribunal de Cherbourg [3]. En revanche, le tribunal le condamne à une amende de 1 000 € pour avoir cumulé ses revenus d'artiste et son indemnisation de victime de l'amiante [3]. Il devra, en outre, rembourser à la Caisse d'assurance de la santé au travail (CARSAT) une somme indûment perçue de 23 470 € [3]. Le 18 novembre 2015, la Cour d'appel de Caen le condamne à 2 500 € d'amende avec sursis pour travail dissimulé du 1er septembre 2010 au 31 décembre 2012, mais déboute la Caisse d'assurance de la santé au travail (CARSAT) de sa demande de remboursement [4].

Le 4 octobre 2015, il se produit au meeting de lancement de la campagne du frontiste Florian Philippot pour les régionales en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine [5].

Bibliographie

  • Hubert Lemonnier, Johnny Rock, éd. Isoète, 2005
Articles
  • « Johnny Rock ou le rêve d'un saltimbanque au grand cœur », La Manche Libre, 17 décembre 2011.

Filmographie

  • Johnny, le chanteur ouvrier, de Xavier Champagnac, 2011

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 La Manche Libre, 17 décembre 2011.
  2. L'Express, novembre 2002.
  3. 3,0 3,1 et 3,2 « Johnny Rock relaxé mais... », La Manche Libre, site internet, 8 octobre 2013.
  4. « 2 500 € d'amende avec sursis pour le sosie de Johnny », ouestfrance.fr, 18 novembre 2015 (lire en ligne).
  5. Hermance Murgue, « Le sosie de Johnny Hallyday s'affiche avec le FN : “Une histoire stupide” », lexpress.fr, 6 octobre 2015 (lire en ligne).

Lien externe