Jean Louis Régnier

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Jean Louis Régnier, né à Valognes le 22 juillet 1742, mort à Mézières (Ardennes) le 7 mai 1802, est une personnalité militaire de la Manche.

Il entre dans l'armée, au service de la marine, le 4 septembre 1756. Au mois de décembre suivant, il est fait prisonnier par les Anglais, qui le retiennent jusqu'en juin 1763.

En 1764, il est nommé gouverneur de Chausey [1].

En juin 1779, il est de nouveau fait prisonnier par les Anglais. En mai 1780, il se voit confier le commandement du lougre corsaire La Sauterelle. Trois mois plus tard, les Anglais le capturent une troisième fois. Libéré, il est nommé lieutenant dans les troupes auxiliaires de la marine, dites « volontaires de Luxembourg ». Il tente un coup de main contre Jersey en janvier 1781.

La Révolution le fait capitaine de la garde nationale à Granville [1] en 1791, puis chef de bataillon en 1792.

Promu adjudant général en août 1793 [1], il s'illustre lors du siège de Granville [1], ce qui lui vaut d'être nommé général de brigade le 7 mars 1794, alors qu'il a rejoint l'Armée de l'Ouest, et président de la commission militaire et révolutionnaire instituée par Jean-Baptiste Le Carpentier [1].

La chute de Robespierre entraîne sa suspension, le 8 février 1795. Traduit devant la commission militaire de Rennes, il est acquitté en septembre 1795, mais cependant aussitôt dégradé par la municipalité de Granville qui lui reproche « l’exagération de ses votes dans la commission militaire. »

Mis en congé en 1796, il est rappelé dans l'armée en 1799. Il meurt en 1802 à la tête du 1er bataillon de vétérans de l'Armée de l'Ouest ; il a 59 ans.

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3 et 1,4 « Rapport sur le siège de Granville par Jean-Baptiste Le Carpentier (Granville, novembre 1793) », Le Didac'doc, n° 23, novembre 2011, p. 19.