Jean Lecomte

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Jean Marie Alphonse François Hippolyte Lecomte, né à Périgueux (Dordogne) le 28 novembre 1903 [1] et mort à Paris le 29 novembre 1997 [2], est une personnalité militaire liée à la Manche.

Biographie

Jean Lecomte est le fils du général Jean Lecomte (1850-1919).

De 1922 à 1924 il est élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion Metz et Strasbourg), avec son camarade Philippe de Hautecloque.

De 1925 à 1935, il est au Maroc, aux Affaires indigènes. Il commande un goum dans le Tafilalet, où il a pour adjoint le lieutenant de Hautecloque.

Il commence la guerre de 1939 à la 4e armée française, fait partie de l’armée d'armistice de Vichy et rejoint le général Philippe Leclerc de Hauteclocque à la 2e division blindée. Il suit ce dernier en 1945 à son état-major en Indochine.

Jean Lecomte revient au Maroc en 1947 et y est nommé directeur de l’Intérieur (affaires politiques du protectorat) auprès du général Alphonse Juin, résident général. Il s'oppose alors à toute évolution du statut du protectorat [3].

En 1953, il est chef d’état-major de l’inspection générale des troupes d’Afrique du Nord.

En 1955, il devient directeur du cabinet militaire du général Pierre Kœnig, ministre de la Défense nationale, et joue un rôle important pendant les négociations pour l’indépendance du Maroc.

En 1956, il prend le commandement de l’École supérieure de guerre et de l’École d'état-major.

En 1959, il commande le corps d'armée français en Allemagne [4] puis est affecté en 1960 au Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) auprès du général Lauris Norstad, et y est chargé notamment des plans et de la logistique. Le général de corps d’armée Jean Lecomte, qui est en désaccord avec la politique du Général de Gaulle, est placé en deuxième section (réserve) [5].

Il a servi au plus haut niveau auprès de trois maréchaux de France, Leclerc, Juin et Kœnig, et laissé le souvenir, outre de brillants états de service, d’un officier d’un grand caractère, à l’intelligence très fine et fertile, et de vaste culture [6].

C’était aussi un chrétien rigoureux et intégriste. Il était chef de cellule de la Cité catholique et a écrit dans Verbe, la revue de la Cité [7]. Il a présidé l’Association France-Israël - Alliance Général Kœnig.

Le général Jean Lecomte est inhumé dans le cimetière de Brillevast.

Notes et références

  1. « Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 1997.
  2. « Acte de décès n° 2399 - État-civil du 14e arrondissement - Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 1997.
  3. Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsita, KAMERUN !, La Découverte, 2019
  4. Cf. Jacques Isnard, Le Monde, 2 décembre 1997, p.11.
  5. Cf. Jacques Isnard, id.
  6. Xavier du Crest de Villeneuve, Chemin de Damas… à Vendeuvre : hommages, témoignages. Paris : Pour Mémoire, 2009. L’auteur a été le chef de cabinet du général Lecomte à l’École supérieure de guerre.
  7. Marie-Monique Robin, Escadrons de la mort, l'école française, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2 septembre 2004, 456 p., chap. 20 (« Le lobby national-catholique »).