Jean Le Crest

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Jean Le Crest, né à Cherbourg le 13 septembre 1911 et mort dans la même commune le 25 octobre 1994 [1][2], est une personnalité journalistique et politique de la Manche.

Biographie

Famille

Jean le Crest est le fils de Jeanne Dorrée, née à Paris le 22 janvier 1880 et morte à Cherbourg le 27 avril 1959, sœur du peintre Émile Dorrée (1883-1959), et de Charles Alexandre Marcellin Le Crest, né à Cherbourg le 16 juin 1870 et mort dans la même commune le 12 janvier 1918 suite à ses blessures de guerre. Le mauvais sort s'acharnant sur sa famille, la sœur aînée de Jean le Crest, Saugette décède 3 jours après la mort de son père, le 15 janvier 1918. Charles le Crest fut sergent-fourrier au 25e d'infanterie, et professionnellement clerc de notaire puis publiciste, membre de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, rédacteur en chef du Réveil de la Manche et de Cherbourg-Éclair, délégué cantonal, officier de l'instruction publique.

Le père de Jeanne Dorrée, Émile Dorrée père, artisan d'art à Paris qui a participé aux travaux de rénovation de la Cathédrale de Paris, est marié à la tante maternelle de Charles Le Crest, Aurélie Rosalie Le Crest, née à Cherbourg en 1854. Les Le Crest s'installent à Cherbourg en mars 1845, résidant alors là où se situe aujourd'hui le centre Les Éléis. Auparavant, ils sont tous natifs de la commune d'Anneville-en-Saire depuis le début du XVIe siècle pour le moins. Le dernier aïeul connu à la douzième génération de Jean Le Crest est Jean Le Crest dit Contremont [3]. Celui-ci est membre de la Ligue catholique, et à ce titre commet, entre autres, l'attaque de la ville de Cherbourg avec François de Lacour du Tourps fils, ce sans succès, vols et meurtres à l'endroit de bourgeois de Saint-Pierre-Église, et surtout la prise et siège de l’île de Tatihou en décembre 1594. Il se rend le 8 février 1595. Pris vivant, il est soumis à la question et à la torture pour livrer ses complices, puis jugé le 6 mai 1595, il est condamné au supplice de la roue [4]. Ce supplice se trouve décrit avec force de détails sous la plume de Muyart de Vouglans :

On dresse un échafaud sur le milieu duquel est attaché à plat une croix de Saint-André faite avec deux solives en forme forme oblique, assemblées au milieu où elles se croisent, sur lesquelles il y a des entailles qui répondent au milieu des cuisses, des jambes, du haut et du bas du bras. Le criminel nu, en chemise étendu sur cette croix, le visage tourné vers le ciel, l'exécuteur ayant relevé sa chemise aux bras et aux cuisses, l'attache à la croix avec des cordes à toutes les jointures et lui met la tête sur une pierre. En cet état armé d'une barre de fer carrée, large d'un pouce et demi, arrondie avec un bouton à la poigné, il en donne un coup violent entre chaque ligature, vis à vis de chaque hoche et finit par deux ou trois coups sur l'estomac ... Après l'exécution faite, le corps du criminel est porté sur une petite roue de carrosse dont on a scié le moyeu en dehors et qui est placée horizontalement sur un pivot. L'exécuteur après lui avoir plié les cuisses en dessous, de façon que ses talons touchent au derrière de la tête, l'attache à cette roue en le liant de toutes parts aux jantes et le laisse ainsi exposé au public plus ou moins de temps.

Carrière journalistique

Jean Le Crest est journaliste à La Presse de la Manche. De lui, il est dit qu'il est l'un de ceux qui ont fait et marqué ce journal.

Orphelin de père à l'âge de 7 ans, celui-ci poursuit malgré tout ses études jusqu'à ses 16 ans ; sa mère malade, ne touchant plus qu'une maigre pension de veuve de guerre, Jean le Crest est alors contraint à trouver du travail ; c'est ainsi qu'il embrasse à son tour la carrière de journaliste, alors même qu'il se préparait au concours pour intégrer l'école militaire de Saint-Cyr, un choix là encore riche en significations.

D'extraction bourgeoise, son père est un ami de Gustave Féron, adjoint au maire et directeur de la Caisse d'épargne, mais aussi et surtout d'Albert Mahieu, Député-maire de Cherbourg, Jean le Crest vit alors dans une relative pauvreté. Son origine sociale déterminée par la situation de son père ainsi que celle du père de Charles Le Crest, Alexandre Le Crest dont il est indiqué dans son acte de décès de 1927 qu'il était « rentier ». En fait, celui-ci fait sa carrière à la Marine ainsi d'ailleurs que le père de celui-ci, à savoir Charles Louis le Crest né en 1811 dans la commune d'Anneville en Saire. Jean le Crest n'héritera pas de son grand père paternel, comme il n'héritera pas non plus de la grande fortune du peintre Emile Dorrée décédé en 1959 (celui-ci n'eût aucun enfant, cependant ce fut la famille de sa femme qui lui survécut qui profitera de cette manne qui fut loin d'être négligeable : possession de tableaux de Gauguin, Signac, la période fauve de Braque, Manguin, Raoul Dufy, Picasso bien sûr, Derain, Matisse, Modigliani, etc.) ou bien celui-ci a dilapidé sa fortune, ou bien remarié avec une femme ayant 25 ans voire 30 ans de moins que lui, il fit de celle-ci son héritière. La "dévaluation" sociale de Jean le Crest vient illustrer un concept, celui d'hystérésis qui s'emploie à merveille pour penser ledit Jean le Crest, concept bourdieusien [5] [6],conduit à ce que cela détermine une évolution de la nature des goûts du fils par rapport à ceux de ses parents de telle sorte que l'individu régressant socialement "choisit" des goûts en corrélation avec sa nouvelle situation sociale. Il y a rupture et cette rupture génère un autre rapport à l'épistémé bourgeois. On peut donc se poser la question qui semble pertinente : si Jean le Crest n'avait pas été affecté par les aléas de fortune, eût-il été socialiste ? En réalité, la réponse à cette question est plus évidente qu'il n'y paraît. En effet, son père Charles était un ami d'Albert Mahieu, lui-même socialiste sous la Troisième République, décédé en 1923 alors qu'il est maire et député de Cherbourg. * Il est néanmoins bon de préciser que Jean le Crest ne devint socialiste qu'après la guerre ; de sa pensée politique jusqu'en 1946, l'auteur de cette fiche ne peut que se perdre en conjectures. L'engagement militaire, Est-ce là un indice ? Celui-ci fait son service militaire dans la Marine entre 1934 et 1935 en tant que quartier-maître fourrier. Mais et surtout en 1939, il est appelé sous les drapeaux à la mobilisation, alors que pupille de la nation, il eût pu y surseoir [7]. Il est démobilisé le 7 juillet 1940.

Si son père avait survécu à la Grande guerre, ainsi d'ailleurs que son demi-frère Charles, décédé à Rossignol (Belgique) en 1915, le destin de Jean le Crest eût été différent. Dans quel sens, on ne sait. L'histoire en a décidé autrement. Il reste sa vie durant quartier-maître réserviste. Il rejoint Cherbourg-Éclair le 1er novembre 1927 pour quitter [8] son métier de toujours, le 31 décembre 1975. Il lui manque un trimestre pour avoir sa pleine retraite. Tout jeune, Jean-Baptiste Biard, le fondateur de La Presse, le tient sur ses genoux lorsqu'il vient voir son père, Charles Le Crest. Jean Le Crest gravit un à un tous les échelons du métier. Jean-Baptiste Biard lui fait parcourir tous les services, y compris techniques. Il y connaît sa future femme, Suzanne Georgette Lépine [9], comptable avec laquelle il se marie le 8 septembre 1936 à Cherbourg dont il a 3 enfants : Jack [10], Charlette [11] et enfin Evelyne [12]. À La Presse, il y connaît toutes les grandes évolutions, l'accroissement de la pagination, la modernisation technique, les nouvelles rotatives, le passage à l'offset et à la photocomposition. Il devient rédacteur en chef puis il finit secrétaire général à partir de l'année 1970. Bref, le journalisme occupe sa vie durant quasi quarante-huit ans. Aussi est-il surnommé « la mémoire » de La Presse de la Manche [13]. Jean le Crest fuit Cherbourg fin mars 1944 ; il se réfugie en Charente où il est ouvrier agricole, à La Faye, au lieu-dit la Loge, chez M. et Mme Moreau, à 4 kilomètres de Ruffec.

Engagement politique

Jean le Crest prend très tôt un engagement politique, à gauche. Dans sa jeunesse, il est (me disait-on) communisant, mais devant la menace soviétique et de par son amitié pour le socialiste René Schmitt, ainsi que ses convergences de vue avec lui, il prend sa carte de la SFIO, section française de l'internationale socialiste, en 1947. En 1946, Guy Mollet devient le secrétaire général de ce parti. Jean Le Crest attend cependant l'année suivante pour adhérer : c'est à cette date que Vincent Auriol devient le premier président de la IVe République le 16 janvier. C'est alors Paul Ramadier, redevenu SFIO sous l'Occupation, qui devient le premier président du Conseil, le 22 janvier 1947. Il est à noter que tous deux refusèrent en juillet 1940 de donner les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Est-ce un indice qu'il faut interpréter comme un élément signifiant ? Au niveau local, René Schmitt est battu cette année-là par Edmond Soufflet (RPF) aux municipales. René Schmitt, dit-on, « trop à gauche » est vaincu dans une terre de centre-droit. À la faveur d'une partiel, René Schmitt remporte les élections municipales de Cherbourg de mars 1954. Jean Le Crest devient alors un de ses conseillers municipaux ce jusqu'en 1959. Jean Le Crest est pressenti par le parti pour une candidature à la députation. Il est bon à savoir que celui-ci est hostile au PSU [14], et particulièrement à Michel Rocard, auquel il préfère et préférera toujours François Mitterrand comme candidat de la gauche pour représenter celle-ci aux élections présidentielles. Il est à savoir que René Schmitt en 1965 est l'un des sept vice-présidents de l'association de soutien à la candidature de Mitterrand à l'élection présidentielle [15]. Jean Le Crest était un grand laïque, ce qui ne l'empêchait d'ailleurs pas d'être fort tolérant envers les croyants, en dépit de son athéisme de rigueur. C'est en 1977 qu'il redevient conseiller municipal sous la liste emmenée par magistrature Darinot. Celui-ci démissionnant en 1980 de son poste de maire de Cherbourg, Jean Le Crest devient le maire-adjoint de Jean-Pierre Godefroy. Puis, de nouveau il est reconduit maire-adjoint entre 1983 et 1989, toujours sous la magistrature de Jean-Pierre Godefroy. Il est tour à tour maire-adjoint à la culture en remplacement de Jean Lerouvillois, puis maire-adjoint au service du personnel ainsi qu'au service scolaire. De 1983 jusqu'à son décès en 1994, il est aussi conseiller communautaire à la Communauté urbaine de Cherbourg [16]. De nouveau en 1989, il est élu sur la liste de Jean-Pierre Godefroy et retrouve sa place de conseiller municipal. Il a donc consacré vingt-cinq ans de sa vie au service de la municipalité de Cherbourg. Enfin, nous ne pouvions conclure la carrière politique de Jean Le Crest en évitant de parler d'Olivier Stirn. Celui-ci devient en 1986 député de la Manche. En 1986, Jean Le Crest démissionne avec fracas du PS. D'aucuns disent qu'il le fit sous l'effet d'un coup de sang ; pour notre part, nous n'accréditons pas cette idée en raison précisément de l'éthique qui le menait : fidélité, service et réflexion. Il n'était pas homme à agir de façon prématurée ; tout au contrait, tout était pensé. L'ayant bien connu, l'auteur de cette fiche ne peut que réitérer l'idée d'un Jean le Crest réservé mais déterminé, ouvert au dialogue mais sûr de ses choix. Il reste néanmoins maire-adjoint, faisant valoir qu'il demeure un élu républicain. En 1989, Olivier Stirn, alors ministre du tourisme sous le gouvernement Rocard, est en deuxième position sur la liste emmenée par Jean-Pierre Godefroy, sachant que son ambition est de devenir président de la Communauté Urbaine. Jean Le Crest est aussi sur cette liste en position éligible [17]. Il y est indiqué membre du PS (il s'agit là d'une très probable erreur), journaliste retraité et maire-adjoint sortant. Sa démission de 1986 n'altère pas néanmoins sa présence sur la liste Rassemblement pour l'avenir de Cherbourg », alors qu'en tout bonne logique, Jean-Pierre Godefroy aurait pu lui demander d'en tirer toutes les conséquences, à savoir d'être pour le moins en position inéligible. D'ailleurs, on peut se demander pourquoi Jean le Crest fut sur cette liste alors même qu'il savait l'état de la maladie qu'il allait l'emporter. Le maire de Cherbourg Jean-Pierre Godefroy considère Jean le Crest comme « un de ses principaux piliers », en dépit donc de la présence d'Olivier Stirn. Il est élu. Il a claqué la porte, mais « il est vite revenu » [18]. Pourquoi ce retour ? Oui, donc : Pourquoi ? Cependant, sa démission du parti est significative : Jean le Crest est homme d'idéal qui, plutôt que de s'abandonner à un certain arrivisme, lequel est prêt à tout pourvu que le succès soit au rendez-vous, il préfère garder intactes les valeurs d'une certaine idée d'une gauche dont Olivier Stirn n'était pas à ses yeux le meilleur représentant. Àyant atteint les 78 ans, il n'est pas de nature à transiger sur des valeurs auxquelles il a cru tout le long de sa vie, et ce n'est pas à son âge qu'il allait sacrifier un idéal plutôt que choisir une voie qu'il estime inappropriée à sa pensée politique. Olivier Stirn est ministre sous Rocard dont d'aucuns disent que ce gouvernement Rocard est une sorte de gouvernement de cohabitation. Peut-être qu'en définitive, Jean le Crest fait sienne la nécessité qui fut celle aussi de Mitterrand adoptant Rocard comme son Premier Ministre. Sinon, ses fonctions font qu'il est administrateur de la SEMIAC, vice-président puis Président d'honneur de l'Union lyrique, président départemental des Francas, il est aussi président du Patronage laïque, et un temps, secrétaire-adjoint de la section départementale de la Manche de la SFIO. La liste n'est pas exhaustive. Durant sa vie, Jean Le Crest a pour préoccupation l'intérêt de la jeunesse [19]. Il est d'ailleurs le fondateur en 1962 de l'Union laïque Jean-Macé (ULJM), qui milite pour une éducation populaire, l'accès pour tous aux activités culturelles et aux loisirs. C'est d'ailleurs cette association qui, avec La Presse de la Manche, lui rend un dernier hommage dans La Presse de la Manche du 28 octobre 1994.

Décès

Le 25 octobre, Jean le Crest choisit la voie de la liberté et nous pouvons absolument dire ce qu'il lut pour la dernière fois : le numéro de la presse de la Manche de ce jour. Son enterrement, qui a lieu le 27 octobre 1994 au cimetière de Cherbourg est l'instant d'un grand rassemblement, manifestation s'il en est prouvant qu'il fut un homme fort apprécié et reconnu pour son travail. Lors de son enterrement, chacun qui le connaît est là, passant outre les divergences politiques ou religieuses [20]. La politique divise et c'est, en définitive la nature de la démocratie, mais avec Jean le Crest prévaut toujours l'intérêt supérieur qui accorde ainsi une ouverture au dialogue, qui est la condition première de la dite démocratie. Jean le Crest était-il membre de la loge du Grand Orient de France ? L'auteur de cette notice a des éléments en sa possession qui l'atteste. Une chose est certaine, il y était souvent invité. Nombre d'indices nous le confirment. La question des valeurs, de l'engagement : Discipline stricte, valeurs morales respectées, "une belle œuvre ne peut être menée à bien que si l'on garde un cœur pur." Le labeur avait pour Jean le Crest un quasi caractère sacré. Travaillant avec amour et conscience, pensait-il à diviniser la société terrestre ? Ne disait-il pas : "l'homme est la prière de la Terre", ajoutant "le travail en est la liturgie" ? La vie qu'il a menée atteste d'une hypothèse (il est franc-maçon) par le fait qu'il ne cédait jamais sur l'essentiel, ne renonçant à aucun de ses principes et ne dérogeant jamais aux conceptions qui déterminaient sa volonté et ses actions. Sur ce point, il fut discret mais un patient "architecte", persévérant (c'est là un point avéré par de multiples témoignages allant en ce sens). Notre certitude qu'il fut membre du GODF, nous pouvons l'affirmer du fait que le Grand Orient de France occupe une position originale dans la franc-maçonnerie mondiale sur trois points particuliers, que sont : son refus d'exiger une croyance quelconque, en particulier en un dieu, son attachement à la laïcité et ses valeurs républicaines et sociales. Les membres du Grand Orient de France déclarent que la recherche du progrès est un moteur dans leurs réflexions et leurs actions, au point que ce principe figure dans leur constitution. Ils se déclarent attachés à la liberté absolue de conscience, qu'ils considèrent comme garante, avec la laïcité, des institutions.. Ses valeurs s'inscrivant dans la tradition politique d'une France républicaine, il s'érige en un défenseur des principes contenus dans sa devise qui est aussi celle de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Son nom de famille signifie : la cime, le sommet, la modestie de ce signe de la vierge couplé au fait qu'il ait le sens de l'effacement permet de dire qu'il porte mal son nom. Si à son crédit l'on met une grande rectitude morale et la rigueur ; alors, oui, il porte bien son nom. Comme il est écrit dans sa nécrologie dans la Presse de la Manche du 26 octobre 1994, M. Jean le Crest faisait partie de ces personnes qui savent admirablement conjuguer le sens de l'honneur et celui du service d'autrui.

Relativement à son engagement politique, il aime particulièrement citer Anatole France : « Même si le socialisme ne se réalise pas, je serai fier d'y avoir rêvé. » Je découvris cette phrase (et j'en ai toujours la trace existante) inscrite 9 fois sur une page tapée à la machine à écrire.

Jean Le Crest est aussi un bon escrimeur bien que droitier : son arme était le sabre. [21].

Distinctions

Jean Le Crest obtient pour ses fonctions municipales la médaille d'argent départementale et communale. Le 21 septembre 1989, Jean-Pierre Godefroy lui remet cette distinction. "Vous siégez au conseil de 1953 jusqu'à 1959. Vous êtes de nouveau élu conseiller municipal en mars 1977. En 1980, vous étiez nommé maire-adjoint, puis réélu en 1983. Et de nouveau en mars élu maire-adjoint. Vous totalisez à ce jour, 20 ans, deux mois et dix jours de mandats municipaux. Je voudrais souligner combien le maire apprécie votre collaboration très présente. Vous êtes un homme d'une aciduité remarquable et d'une disponibilité à tout épreuve. Vous avez été pour moi un homme de conseil dans un esprit de loyauté et de droiture."

Il est aussi fait officier des Palmes académiques. Mais la distinction dont il est le plus fier est l'obtention de la médaille du Travail grand or.

Généalogie

Ligne agnatique de Jean Le Crest :

  • Fils de Charles Alexandre Marcellin Le Crest (° Cherbourg, 16 juin 1870 - † Cherbourg, 12 novembre 1918) et de Jeanne Dorrée (° Paris XIe, 22 janvier 1880 - † Cherbourg, 29 avril 1959).
  • Charles Le Crest, fils de Pierre Alexandre Marie le Crest (° Cherbourg, 13 février 1846 - † Équeurdreville, 16 novembre 1927) et d'Augustine Apolline Rouy (° Cherbourg , 8 janvier 1849 - † Cherbourg, 21 février 1898).
  • Pierre Alexandre Marie Le Crest, fils de Pierre Charles Le Crest (° Anneville-en-Saire, 26 août 1814 - † Cherbourg, 21 février 1886) et de Marie Aimée de Vauvray (Digosville, 23 décembre 1813 - † Paris Xe, 6 mars 1892),
  • Pierre Charles Le Crest, fils de Charles Louis Marin Le Crest (° Anneville-en-Saire, 16 novembre 1786 - † Anneville-en-Saire, 23 mai 1865) et de Marie Madeleine Fouace, (° Réville, 30 juillet 1791 - † Anneville-en-Saire, 10 février 1834).
  • Charles Louis Augustin Le Crest, fils de Louis Paul Augustin Le Crest (° Anneville-en-Saire, 20 août 1759 - † Anneville-en-Saire, 20 janvier 1804) et de Marie Françoise Leblond (° 26 mai 1761 - † 9 avril 1842).
  • Louis Paul Augustin Le Crest, fils de Bon Christophe Le Crest (° Anneville-en-Saire, 11 avril 1727 - † Anneville-en-Saire, 1er novembre 1760), et de Marie Antoine, native de Tourlaville).
  • Bon Christophe Le Crest, fils de Jean-Bernard le Crest (° Anneville-en-Saire, 9 août 1699 - † Anneville-en-Saire, 1er septembre 1776), et d'Anne Hamel (Le Vigilant), (° 1689 - † Anneville-en-Saire, 18 août 1777).
  • Jean-Bernard Le Crest, fils de Jean Le Crest († Anneville-en-Saire, 12 juin 1700) et de Marguerite Gonneville (° Valcanville, vers 1652 - † Anneville-en-Saire, 2 mars 1742).
  • Jean Le Crest, fils de Philippe Le Crest († Anneville-en-Saire, 10 septembre 1699) et de Marguerite Godel (° Anneville-en-Saire, 17 octobre 1629 - † Anneville-en-Saire 23 juin 1692).
  • Philippe Le Crest, fils de Jacques Le Crest († Anneville-en-Saire, 9 novembre 1646), et de Fleury Durand.

Notes et références

  1. AD50, NMD Cherbourg, 1903 - 1912 page 64/431 Tables décennales (lire en ligne).
  2. «  Acte de décès n° 643 - État-civil de Cherbourg - Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 1994.
  3. Contremont signifiant se dirigeant vers le haut
  4. Torture protéiforme, le supplice de la roue était l'un des plus répandus, du condamné qui tournait en se faisant lacérer par des clous à celui du bûcher qui se situait sous le condamné
  5. Pierre Bourdieu, La Distinction, 1979, Editions de Minuit.
  6. lequel désigne le fait pour un individu dont le niveau social régresse.
  7. . Voilà donc bien une information riche en signification.
  8. Ce qui deviendra La Presse de la Manche en 1953.
  9. Décédée début mars 2002.
  10. Né le 3 décembre 1940 et décédé le 19 juillet 1945 à Cherbourg.
  11. Née en 1946.
  12. Née le 27 mars 1949, décédée dans la nuit du 16/17 juillet 1975.
  13. Bruno Silard, Histoires vraies de la presse régionale, éd. L'Harmattan, 2010, p. 24.
  14. Créé en 1960
  15. Lors du décès de René Schmitt le 17 mars 1968, François Mitterrand était présent lors de son enterrement. Ce qui souligne un aspect de la psychologie de Jean Le Crest : sa fidélité autant aux hommes qu'aux idées. Cette fidélité est aussi maritale. Marié en 1936, fêtant ces noces d'or en été 1986 sous l'égide de Jean-Pierre Godefroy, le repas de famille ayant été célébré à Maupertus sur mer. Cette union cessera le 25 Octobre 1994 après 58 ans de mariage. Comment Jean le Crest conçoit son engagement civique ? Comme un devoir, et non pas comme un marche pieds pour se servir, mais tout au contraire servir.
  16. CUC
  17. Il est en dix-neuvième position.
  18. Jean-Pierre Godefroy
  19. Il siége au conseil d'administration du lycée Victor-Grignard. C'est en partie lié au fait que lui-même a eu une jeunesse dont les ambitions furent annihilées par le revers de la fortune
  20. Un prêtre est là, l'Abbé Caron, quand bien même celui-ci connaît les positions religieuses de Jean le Crest
  21. Numéro de licence internationale : 21.798