Jean-François Graindorge

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Jean-François Graindorge, né à Saint-Pois le 1er juillet 1770 [1] et mort à Carquejo (Portugal) le 1er octobre 1810 [2], est une personnalité militaire de la Manche.

Retranscription de son acte de baptème

Son acte de baptême, trouvé dans les registres paroissiaux de Saint-Pois, au Greffe du Tribunal de Mortain, car ceux de la commune ont brûlé pendant la Révolution :

« Le 3 juillet 1770, a été baptisé par nous, vicaire soussigné, Jean-François de Graindorge, né du 1er juillet, fils de François-Alexandre de Graindorge, écuyer, et de demoiselle Marie-Magdelaine Bourdon, ses père et mère, demeurants en cette paroisse, et a été nommé par Robert-Philippe Bourdon, propriétaire, demeurant en la paroisse de Husson (canton du Teilleul) et aïeul dudit enfant, accompagné d'Elizabeth-Charlotte Le Monnier, tante dudit enfant et demeurant dans la paroisse du Mesnil-Gilbert (canton de Saint-Pois). Le parrain et la Marraine ont signé avec nous » (suivent les signatures). [3]

États de services

Le 20 septembre 1791, il est lieutenant dans le 1er des bataillons de l'Orne, devenu la 37e demi-brigade d'infanterie de ligne. Il fait les guerres de 1792 à 1793 dans l'armée du Nord. Il est plusieurs fois blessé, notamment en 1792 près de Maubeuge (Nord), puis le 8 septembre 1793 lors de la bataille de Hondschoote (Nord), au sud-est de Dunkerque, et de nouveau le 9 septembre.

Promu capitaine le 8 vendémiaire de l'an II (29 septembre 1793), Graindorge continue de faire preuve de bravoure. Il est de nouveau plusieurs fois blessé en menant l'assaut à la tête de ses troupes. Le 14 messidor de l'an IV (2 juillet 1796), il est nommé chef de bataillon sur le champ de bataille, décision confirmée par arrêté du Directoire quelques mois après.

Le 18 avril 1797, il s'illustre lors de la bataille de Neuwied (Allemagne) en faisant prisonnière toute une garnison autrichienne et en s'emparant de son artillerie.

Son courage est de nouveau à l'honneur au sein de l'armée d'Helvétie : le général en chef Masséna lui-même, témoin de son attitude, le nomme chef de brigade sur le champ de bataille. Il sert ensuite dans l'armée du Rhin, puis à la tête du 36e régiment de ligne.

Il est nommé général de brigade le 12 pluviôse de l'an XIII (1er février 1805). Il se couvre de gloire au sein de la Grande Armée en Russie, lors de la Bataille d'Ostrolenka, le 16 février 1807, tuant et blessant près de 2 000 hommes à la tête du 5e corps.

Il combat encore en Espagne et il est grièvement blessé le 27 septembre 1810 lors de la bataille de Buçaco (Portugal). Il meurt de ses blessures quelques jours plus tard, âgé de 40 ans.

Distinctions

Il est nommé baron de l'Empire en 1808.

Il est nommé dans l'ordre de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803. Il est promu au grade de commandeur le 21 août 1807 [4]

Il a son nom gravé sous l'Arc-de-Triomphe de l'Étoile à Paris, côté ouest.

Notes et références

  1. De nombreuses sources le disent né le 1er juillet 1772
  2. Il meurt le 1er octobre 1810, à Carquejo (Portugal), des suites de blessures reçues, le 27 septembre, lors de la Bataille de Buçaco.
  3. Revue de l'Avranchin, Source gallica.bnf.fr / BnF, année 1906, n° 1, tome XIII, page 238 à 240, retranscription acte de baptême (lire en ligne).
  4. Base LEONORE, Dossier : LH/1184/88, (lire en ligne).