Jacques Prioleau

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Jacques Prioleau, né à Mayence (Allemagne) le 12 février 1921 et mort en 2005[1], est un architecte de la Manche.

Après ses études à Paris à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de 1942 à 1947, il travaille chez des architectes parisiens. Il se met à son compte en 1948 à Saint-Lô, où commencent les chantiers de la Reconstruction. Il y retrouve André Hilt, son chef d'atelier des Beaux-Arts, et la famille de sa mère, originaire de Cherbourg[2].

L'église d'Agneaux est son premier chantier en 1953. Des religieux, passant à proximité, le mettent en contact avec les animateurs de la revue dominicaine L'Art Sacré et des artistes de valeur comme le sculpteur Philippe Kaëpellin et le peintre Léon Zack.[2]

La Manche lui doit ensuite la reconstruction de l'église de la Chapelle-en-Juger, l'aménagement de l'abbaye bénédictine Notre-Dame de Protection à Valognes, l'aménagement de la chapelle de l'évêque de Coutances, la construction de l'église de Donville[2], ainsi que la reconstruction partielle de l'église de Couvains et l'îlot urbain en épi rue du Maréchal-Leclerc à Saint-Lô[3].

Il quitte la Normandie à la fin des années 1950 pour s'installer à Dijon (Côtes-d'Or) où vit sa belle famille.[2] Il construit une église au Puy-en-Velay (Haute-Loire), puis à Creil (Oise) et bien d'autres en Alsace et en Bourgogne[2].

En 1991, l'Académie d'Architecture, dont il est membre correspondant national, lui remet une médaille pour l'ensemble de son œuvre. De 1994 à 1997, il est président de la société Saint-Jean, fondée par Lacordaire.[1]

Bibliographie

  • Christine Blanchet-Vaque, Jacques Prioleau, l'architecte de la lumière, Grignan, éd. Complicités, 2003, 106 p.
  • « La peau des murs : la tapisserie dans l'œuvre de Jacques Prioleau », Chroniques d'Art Sacré, n° 76, hiver 2003, p.14.

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « Jacques Prioleau », archi-wiki.org, site internet, consulté le 27 mars 2018 (lire en ligne)
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3 et 2,4 « Interview de Jacques Prioleau, architecte. Messigny, le 5 mars 1998 », theses.univ-lyon2.fr, site internet, consulté le 27 mars 2018 (lire en ligne)
  3. Inventaire du patrimoine de la Reconstruction dans la Manche, Conseil général de la Manche, Conservation des antiquités et objets d’art, 2011.