Jacques-François Boudent-Godelinière

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Jacques-François Boudent-Godelinière.

Jacques-François Boudent-Godelinière ou Boudent de la Godelinière, né à Avranches le 29 mars 1772 et mort dans la même commune le 6 novembre 1849, est un écrivain et historien de la Manche, notaire de profession [1].

La jeunesse

Jacques-François Boudent-Godelinière est le frère aîné d'Auguste Boudent-Godelinière (1773-1865). Les deux frères, fils du greffier du juge de paix local, se font pour la première fois remarquer pendant la Révolution : le 25 ventôse an II, les deux jeunes gens manifestent bruyamment, avec d'autres habitants du quartier de Saint-Gervais, contre la présence de la garde municipale : celle-ci avait en effet été convoquée par le maire pour garantir l'ordre public lors de la levée d'un contingent de vingt hommes, en exécution de la loi du 24 février précédent [2].

Amateurs de musique, les deux frères participent également, le 16 ventôse an VII, à l'organisation d'un corps de musique à Avranches, dirigé par le sieur Daléchamps [2].

La carrière

Le 3 vendémiaire an XI, Jacques-François est nommé deuxième notaire à Avranches, en remplacement de Joseph-François Gabriel James-Duhamel, démissionnaire [2].

Il figure en outre parmi les fondateurs, le 16 juillet 1835, de la Société d’archéologie littérature, sciences et arts d’Avranches et Mortain, avec entre autres Gustave de Clinchamp, Hippolyte Sauvage et Fulgence Girard [3],[4]. Il en fut le secrétaire (au moins jusqu'en 1842), puis secrétaire honoraire.

Il est adjoint au maire d'Avranches à partir de 1813, et jusqu'à sa démission du poste de 2e adjoint en 1843. Célibataire, il dispose d'une richesse confortable, avec un cens en 1836 de 1 115 francs [5].

Jacques-François acquiert, sans doute vers 1837 ou peu après [6], l'hôtel de la Champagne, situé rue Saint-Gervais à Avranches, où il habita avec sa sœur Jeanne (1767-1850) [7].

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire d'Avranches et sa région.

Après sa mort, Anatole Olivier, ancien maire d'Avranches (1830-1841), lui consacra une longue notice nécrologique [8].

Frontispice de l'édition de 1842.

Publications

  • Notice historique sur le Mont Saint-Michel et le Mont Tombelène, éd. E. Tostain, Avranches, 1re édition, 1839; 2e édition, 1842, in-8°, [4]-140 pages, avec une vue lithographiée en frontispice. — Sa matière fut intégrée en 1844 à l'ouvrage suivant.
  • Essai historique et statistique sur l'Avranchin, 2 vol., éd. E. Tostain, Avranches, 1844.

Ces deux textes (différentes éditions) se trouvent sur le site de Normannia.

Notes et références

  1. Edouard Frère, Manuel du bibliographe normand.
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Félix Jourdan, Avranches, ses Rues et Places, ses Monuments, ses Maisons principales, ses Habitants, leurs professions pendant la Révolution, avril 1909.
  3. Notice Galaxidion.
  4. Site de la Société d'archéologie d'Avranches, Mortain et Granville
  5. Actes, congrès national des sociétés savantes, section d'histoire moderne et contemporaine, volume 81, Imprimerie nationale, 1956, p. 736.
  6. Cette date est celle de la mort du chevalier Ange-Charles Vivier de la Champagne (1768-1837), précédent propriétaire de l'hôtel.
  7. « Réminiscences avranchoises », Mémoires de la société d’archéologie, littérature, sciences et arts des arrondissements d’Avranches et de Mortain, décembre 1902, p. 122.
  8. Anatole Olivier, Notice nécrologique sur M. Boudent de la Godelinière, ancien notaire, ancien adjoint du maire d'Avranches, éd. E. Tostain, Avranches, 1849, 45 p.