Institut Notre-Dame d'Avranches

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L'Institut Notre-Dame a été un établissement scolaire catholique de la Manche, situé à Avranches.

Institut Notre-Dame vers 1915
Pose et bénédiction de la première pierre de la chapelle, le 21 juin 1923
L'atelier
Le réfectoire
La statue du Sacré-Cœur et vue sur la baie du Mont-Saint-Michel

Historique

En 1821 est créé le petit séminaire de Notre-Dame de l'Abbaye Blanche de Mortain.

Mais les lois de séparation de l’Église et de l’État de décembre 1905 entraînent la fermeture des grands et petits séminaires [1].

En 1906, l'institution s'installe dans l'école Sainte-Marie à Ducey, jusqu'en 1913, avec à sa tête, l'abbé Maxime Godefroy (1858-1922) [2].

En 1911 est fondée la Société immobilière de la Basse-Normandie, maître d'œuvre des bâtiments du futur Institut Notre-Dame, sur la colline d'Avranches. Le 19 octobre 1911, la première pierre est bénie. La statue de Notre-Dame est hissée le 20 juin 1912 au sommet du pavillon central.

Le 20 octobre 1913, les 130 élèves de 2e et 3e divisions font leur entrée, rejoints le 6 janvier 1914 par les 70 grands [3].

Pendant la guerre 1914-1918, une partie des locaux est réquisitionnée pour devenir l'hôpital complémentaire n° 35. Les élèves sont répartis dans sept maisons d'Avranches.

Après l'armistice de 1918, l'institut reprend une vie normale.

À l'initiative du chanoine Bérenger, alors supérieur, la chapelle est construite entre 1923 et 1930, l'aile sud est terminée en 1938.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les élèves sont mis en congé le 19 juin 1940 et à la rentrée suivante répartis dans quatre maisons en ville. Ils reviendront quatre années plus tard. Pendant ce temps, les locaux abritent une caserne et un hôpital allemands. C'est à cette époque que les murs sont badigeonnés de peinture pour être moins visibles. »[2].

À la rentrée 1949, ouverture de la « section agricole » dotée d'une « ferme-école », qui a compté jusqu'à 132 garçons en 1961 mais sera fermée avant 1968 [1].

L'arrivée des filles date de 1960. En fait, les jeunes filles étaient scolarisées au cours Saint-Michel. Elles rejoignaient les garçons pour les enseignements scientifiques." [2].

En 1972, Mgr Joseph Wicquart, évêque de Coutances et d'Avranches, met fin aux fonctions de l'abbé, aumônier de l'Institut, accusé d'initiatives « contestataires ». L'affaire fait grand bruit et la commission du clergé doit être réunie [4].

À la rentrée de septembre 2001, l’Institut devient le lycée polyvalent Notre-Dame-de-la- Providence.

Il y a désormais :

  • un lycée polyvalent, rue du Chanoine-Bérenger, regroupant enseignement général, technique et professionnel, avec de nouvelles options « mesures physiques et informatique » en seconde, BTS informatique de gestion.
  • et un collège autonome sur le site Saint-Michel, place de la Croix-des-Perrières[1]

Anciens supérieurs

Anciens professeurs

Anciens élèves

à compléter

Bibliographie

  • Françoise Chotard, épouse Coulmin, Notre-Dame-d'Avranches : une institution régionale ? , Mémoire de maîtrise, 1976.

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Bulletin des Anciens, n° 120, septembre 1990, à l'occasion du centenaire de l'Association des anciens élèves.
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Ouest-France, site internet, 29 septembre 2013 (lire en ligne).
  3. Michel Normand, ancien 1950-1957, vice-président de la Société d’archéologie et d’histoire de la Manche, section de Granville (lire en ligne).
  4. La Presse de la Manche, 18 mai 1972.

Lien interne

Lien externe