Hydrolien dans la Manche

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L'énergie hydrolienne est produite par des turbines immergées transformant les courants marins en électricité.

Naval Group (ex DCNS), exploitant de l'arsenal de Cherbourg, a mis au point un prototype de turbine testée au large de Paimpol, en Bretagne. L'entreprise vise l'ouverture d'un site de fabrication à Cherbourg avec un millier d'emplois prévu, pour une centaine d'hydroliennes construites chaque année [1].

Son projet est l'établissement d'un parc de mille hydroliennes dans le Raz Blanchard, l'un des courants marins les plus forts d'Europe, qui pourrait produire 5 gigawatts [1].

DCNS prévoit l'installation de sa première ferme expérimentale en 2017 : baptisée « Normandie Hydro », elle comprendra 7 machines immergées à 30 mètres de profondeur de 2 MW chacune, soit 14 MW, capables d'alimenter environ 13 000 habitants d'ici à deux ans [2]. Positionnées à 3,5 km de Goury, leurs pales auront 16 mètres de diamètre et l'installation couvrira 28 hectares pour un coût de 112 millions d'euros [3]. En cas de succès, une ferme commerciale verra le jour, avec de 100 à 150 hydroliennes [2].

Un autre projet piloté par General Electric-Alstom et Engie Futures, baptisé « Nepthyd », voit le jour dans le même temps [2]. Il comprend 4 hydroliennes de 18 mètres de diamètres couvrant 17 hectares [3] pour un coût estimé à 101 millions d'euros, dont 51 millions de subventions publiques [4].

À l'automne 2016, les deux projets reçoivent un avis favorable des commissions d'enquête sollicitées [3].

Le 6 janvier 2017, Engie indique qu'il abandonne le projet en raison « du manque de visibilité de la part d'un fournisseur » [4].

En avril 2017, l'État valide les deux projets, alors que le second a été abandonné [5].

À Cherbourg-en-Cotentin, la première pierre de l’usine d’hydroliennes d'OpenHydro est officiellement posée le 21 juillet 2017 [6]. L'inauguration a lieu le 14 juin 2018 [7]. Un mois seulement plus tard, le 26 juillet, Naval Énergies annonce la fin de ses investissements dans l'hydrolien et son « recentrage » sur l'éolien flottant et l'énergie thermique des mers ; un mauvais coup pour l'usine OpenHydro de Cherbourg [8]'[9].

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « Les hydroliennes font aussi rêver le Cotentin », ouest-france.fr, 8 avril 2012 (lire en ligne) ».
  2. 2,0 2,1 et 2,2 Clotilde Cadu, « Cherbourg : le bonheur est dans les flots », Marianne, n° 1015, 16-22 septembre 2016.
  3. 3,0 3,1 et 3,2 « Avis favorables pour les hydroliennes au large de Cherbourg », AFP, 24 novembre 2016, 17 h 46.
  4. 4,0 et 4,1 « Engie abandonne son projet de ferme hydrolienne au raz Blanchard », Ouest-France, site internet, 6 janvier 2017 (lire en ligne).
  5. « Feu vert au premier parc pilote hydrolien marin français », AFP, 4 avril 2017, 17 h 33.
  6. Pauline Le Morlec, « Hydroliennes à Cherbourg : la première pierre de l’usine est posée », Ouest-France.fr, 21 juillet 2017 (lire en ligne)
  7. « Ouverture d'une usine d'hydroliennes, malgré les doutes de l'État sur cette énergie », AFP, 14 juin 2018, 16 h 53.
  8. Géraldine Lebourgeois, La Presse de la Manche, site internet, 26 juillet 2018.
  9. Hélène Masquelier et Daniel Arronsshon, « Naval Énergies enterre les ambitions françaises dans l'hydrolien », AFP, 26 juillet 2018, 22 h 59.

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