Henri Messager

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Henri Messager, né à Drocourt (Pas-de-Calais) le 14 novembre 1903 et mort à Suresnes (aujourd'hui Hauts-de-Seine) le 21 septembre 1942 fusillé au Mont-Valérien par les nazis, est un résistant lié par son action au département de la Manche.

Avant la Seconde Guerre mondiale, il exerce des responsabilités au Parti communiste et au syndicat CGT des industries chimiques de la Seine-Inférieure (aujourd’hui seine-Maritime), ce qui lui vaut d’être en butte à la répression patronale.

Mobilisé en septembre 1939, il entre dans la clandestinité après la défaite de 1940 et rejoint le groupe d’André Pican qui organise la résistance communiste en Seine-Maritime. Il devient responsable du Front National du Calvados en Juin 1941.

Muté dans la Manche au début de 1942, il aide André Defrance à faire évoluer sur l’ensemble du département les groupes de l’O.S.(Organisation Spéciale) en sections FTPF. Participent également à cette tâche Roger Bastion (dit Louis), Alfred Bizet (dit Albert). En remplacement de Defrance-immobilisé dans le Mortainais suite à une blessure assez grave qu'il s'est faite avec une hache-, Messager et Bastion vont constituer des groupes de trois dans l’Arsenal de Cherbourg. A Villedieu ils s’appuient sur Roger Le Cann, Robert Storez et Rémy Ozenne. D’autres groupes sont formés à Hambye, Folligny, Cérences

Henri Messager est arrêté le 18 février 1942 à Cherbourg par les Brigades « Spéciales » (françaises) assistées par la police locale. En même temps, sont arrêtés Roger Bastion, les frères Mesnil, Marie Lesage, Louis Canton.

Incarcéré à Romainville, Henri Messager, est fusillé au Mont-Valérien le 21 septembre 1942.

La mention «Mort pour la France» lui est attribuée par l’ONAC de Caen en 2012.

Sources