Havre de la Sinope

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Vue aérienne.

Le havre de la Sinope, havre de Quinéville ou port de la Sinope, est un site naturel doublé d'un port de la Manche, situé à Quinéville et Lestre.

L'embouchure de la Sinope est faite de telle façon, avec un goulot étroit puis un élargissement des berges, qu'elle permet naturellement la protection des bateaux qui y mouillent.

Ce port d'échouage dispose de 140 anneaux, 70 dans chacune des communes riveraines.

Histoire

En 1665, un rapport de l'Amirauté de Barfleur signale :

« Le havre de Quinéville est fort enfoncé dans les terres et l’entrée assez difficile tant a cause des bancs faisant les deux costés d’une estroitte et pettitte riviere partant dudit havre pour aller a la mer, qu’a raison du peu d’eau qui demeure sur lesdicts bancs ce qui fait que l’entrée dudit havre n’est favorable qu’aux petites barques et vaisseaux de vingt ou trente tonneaux durant la grande mer [pleine mer de vive eau] et non autrement… » [1].

Pendant la première moitié du 20e siècle, l'embouchure de la Sinope sert de lieu d'embarquement et de débarquement pour la vingtaine de pêcheurs côtiers et leur doris [2]. L'embouchure est aménagée en 1950, avec les gravats déposés par des entreprises [2]. En 1958, le sable retiré de l'entrée du chenal sert à remblayer l'espace où s'est installé ensuite le camping [2].

En 1970, Fernand Massieu, ancien pêcheur, est le premier capitaine du port [2]. Les premiers enrochements sont posés en 1972, les plaisanciers arrivent au début des années 1980 et un syndicat est créé en 1985 pour la gestion du port[2].

En amont, les portes à flots du pont de pierre régulent le débit de la Sinope [2].

Notes et références

  1. Enquête des amirautés de 1665 en France, procès verbal de l’amirauté de Barfleur, cité par Édouard Delobette, « Les petits ports et havres normands dans la seconde moitié du XVIIe siècle », Annales de Normandie, 65e année, no. 2, 2015.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 « Le petit port de la Sinope est devenu grand », Ouest-France, 25 août 2022.

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