Hôtel Sivard-de-Beaulieu

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Façade de l'hôtel Sivard de Beaulieu vue du parking de la gare.

L'hôtel Sivard-de-Beaulieu est un monument de la Manche, situé à Valognes, 61 rue Henri-Cornat.

Histoire

Hôtel Sivard-de-Beaulieu
et la chapelle du Refuge.

Laurent Antoine Sivard, seigneur des Noires Terres, achète le 2 octobre 1739 à Bernardin Morin pour 20 000 livres, un grand corps de logis au toit d'ardoise, situé aux Noiresmares, ou Haut-Pirou. Il est doté d'une entrée par porte cochère menant dans une cour, d'un jardin et d'un verger [1].

Sur l'emplacement de ce bâtiment, son fils, Charles Sivard de Beaulieu, qui se rend également propriétaire du manoir de Beaulieu vers 1765, dépendant depuis 1479 des Cordeliers de Valognes, fait ériger l'actuel hôtel particulier vers 1782 [1].

À partir de 1830, il abrite les Sœurs carmélites anglaises qui y bâtissent une chapelle en 1837. Après leur départ en 1870 [2], il est acheté pour 80 000 francs le 5 août 1871 par les sœurs du Refuge de Caen (Calvados), qui y établissent le monastère du Refuge, hébergeant des jeunes filles et des enfants [3].

Les bâtiments conventuels sont détruits par les bombardements de juin 1944 et l'hôtel est incendié [1].

En 1995, l'association L'Espérance se porte acquéreur de l'ensemble[1] mais, en 2016, devant renoncer à ses projets, elle remet en vente l'hôtel couvrant 1 073 m2 et le terrain attenant de 5 000 m2 pour 270 000 € [4].

En 2019, l'association Nouvelles solidarités/Béguinage solidaire décide d'investir 4,7 millions d'euros pour réhabiliter l'hôtel Sivard de Beaulieu et y développer un projet d'habitat groupé accompagné (béguinage solidaire) dont l'ouverture est prévue pour 2021 [5]. Les travaux ne commencent finalement que le 30 août 2021 et sont prévus pour durer de seize à dix-huit mois [6].

Architecture

L'actuelle façade était originellement celle du jardin, puisque la façade principale était sur l'ancienne route de Bricquebec[1]. Encadrée par deux ailes latérales courtes, elle présente un avant-corps central en pierres de taille, délimité par des chaînes en bossage, et coiffé d'un fronton triangulaire orné d'une pierre armoriale vierge. L'entrée, précédée par un perron en fer à cheval, est surmontée par un linteau en plein-cintre avec une clef saillante. La lumière arrive dans les combles par six œils-de-bœuf [3].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 et 1,4 Corinne Gallier, « L'hôtel Sivard-de-Beaulieu a été mis en vente », La Presse de la Manche, 5 juin 2009, p. 13.
  2. Abbé J.L. Adam, Quelques notes sur Valognes, 1905.
  3. 3,0 et 3,1 Stéphanie Javel et Julien Deshayes , « Hôtel Sivard de Beaulieu », blog du Pays d'art et d'histoire du Clos-Cotentin, 21 mars 2011 (lire en ligne).
  4. « Hôtel Sivard de Beaulieu : un ensemble atypique à vendre », Ouest-France, 28 janvier 2016.
  5. « Nouvelle vie pour l’hôtel Sivard de Beaulieu», Ouest-France, site internet, 28 juin 2019.
  6. Corinne Gallier, « Les pelleteuses en action à l'hôtel Sivard de Beaulieu », La Presse de la Manche, 16 septembre 2021.

Liens internes