Germaine Sorel

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Germaine Pauline Julienne Sorel, née à Vindefontaine le 24 juin 1923 [1] et morte à Bellerive-sur-Allier (Allier) le 30 juin 2020 [2], est une déportée de la Manche, rentrée d'un camp de concentration en Allemagne.

Biographie

Employée à Angoville-au-Plain, elle est importunée en pleine rue, à Sainte-Mère-Église par un soldat allemand ivre. Germaine, qui s'appelle encore Sorel, se défend. Elle répond par une gifle. Le lendemain, la jeune employée agricole est arrêtée. Ce 3 mai 1943, sa vie bascule vers l'enfer [3]

Germaine Sorel est déportée à bord d'un train qui quitte Compiègne-Royallieu (Oise) le 31 janvier 1944 à destination du camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne). Dans ce convoi, se trouvent 959 femmes dont les Manchoises Allix, Auvray, Becachel, Bertot, Billard, Briard, Chambertault, Chanteloup, Corbin, Courbaron, Crespin, Dezit, d'Orange/Lecoutey, Favre, Gelis, Gohel, Grall, Harivel, Lefrançois, Martin et Tirel.

À son arrivée au camp de Ravensbrück, Germaine Sorel se voit attribuer le matricule 27282 [4]. Elle intègre le kommando Holleischen, situé dans les Sudètes. Les détenues y travaillent pour l'usine de munitions Skoda. Ce kommando de femmes dépend du camp de concentration de Flossenbürg.

Germaine Sorel recouvre la liberté d'Holleischen le 5 mai 1945.

À l'aube de ses 87 ans, Germaine Sorel est élevée au rang de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur [3].

Notes et références

  1. « Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 2020.
  2. « Acte de décès n° 90 - État-civil de Bellerive-sur-Allier - Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 2020.
  3. 3,0 et 3,1 Déportée pour une gifle.
  4.  Ce matricule sera tatoué sur son avant-bras gauche. 

Source

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