Georges Patrix

De Wikimanche

Georges Albert Adrien Patrix, né à Cherbourg le 25 mai 1920, mort à Paris le 7 juin 1992, est un designer industriel de la Manche.

Biographie

Georges Patrix étudie à l'université de Caen puis à celle de Cologne (Allemagne) et à l'École nationale des arts appliqués.

Dans les années 1940 et 1950, il fréquente les plateaux de cinémas, apparaissant aux génériques de Premier rendez-vous (Henri Decoin, 1941), L'ange de la nuit (André Berthomieu, 1942), L’auberge de l'abîme (Willy Rozier, 1942), Pontcarral, colonel d’Empire (Jean Delannoy, 1942), Le val d’enfer (Maurice Tourneur, 1943), Le bataillon du ciel (Alexandre Esway, 1943), La part de l’ ombre (Jean Delannoy, 1943), Le bateau à soupe (Maurice Gleize, 1946), Colomba (Émile Couzinet, 1947), Le silence de la mer (Jean-Pierre Melville, 1947), Le village perdu (Christian Stengel, 1947), Cartouche, roi de Paris (Guillaume Radot, 1948), Sans laisser d’adresse (Jean-Paul Le Chanois, 1950), Agence matrimoniale (Jean-Paul Le Chanois, 1951), La maison dans la dune (Georges Lampin, 1951), La putain respectueuse (Charles Brabant et Marcel Pagliero, 1952), Le guérisseur (Yves Ciampi, 1953). Il s'essaye également à la réalisation avec un court-métrage, La dernière nouvelle, coréalisé en 1949 avec Rune Hagberg.

Peintre abstrait, il participe au Salon des Jeunes peintres.

En 1947, il devient ingénieur conseil en esthétique industrielle à la Compagnie française d'organisation (COFROR). Puis, il fonde un bureau d'études d'esthétique et d'architecture industrielles à Paris en 1950, et développe en France l'esthétique industrielle dont il est un pionnier à travers la mise en couleur d'usines. Étant intervenu dans plus de 200 usines, il a eu pour client en France et en Europe, Air Liquide, Beghin-Say, les 3 Suisses, SIMCA, la SEITA, Pernod, Thomson Philips... Dans les années 1960, après avoir travaillé à l'usine du CEA de Saclay, il est chargé de l'esthétique de l'usine de retraitement de la Hague.

Designer, il dessine également les plateaux repas d'Air France.

En 1961, il publie L'Esthétique industrielle avec Denis Huisman, dans la collection « Que sais-je ? » des Presses universitaires de France. L'ouvrage est alors l'un des premiers à sortir le design en France de son aspect confidentiel. Il a ensuite publié Beauté ou laideur ? Vers une esthétique industrielle (Hachette, 1967) et Design et environnement (Casterman, 1973).

En mars 1965, il fonde avec les architectes Ionel Schein, Yona Friedman, Paul Maymont, Michel Ragon et Nicolas Schöffer, le Groupe international d'architecture prospective (GIAP).

Sources

  • Arlette Barré-Despond (dir.), Dictionnaire international des arts appliqués et du design, Regard, 1996
  • Jacques Busse (dir.) et E. Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Gründ, 1999

Voir aussi