François Desgranges

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François Albert Gustave Germain Desgranges, né à La Croix-Avranchin le 27 juin 1926 [1] et mort à Argentan (Orne) le 1er mars 2000 [2] , est un déporté de la Manche.

Biographie

François Desgranges est issu de l'union de Gustave Desgranges, cheminot, avec Germaine Levêque. Avec ses parents, il appartient au groupe de résistants du réseau Vengeance, puis Résistance-Fer [3]

Il est arrêté par les Allemands à La Croix-Avranchin où il s'était réfugié suite à l'arrestation de son père à Argentan (Orne). Il est transféré à la prison des Ducs à Alençon (Orne) où il se retrouve quelques heures dans la même cellule que son père.

François Desgranges est déporté à bord d'un train qui quitte Compiègne-Royallieu (Oise) le 4 juin 1944 à destination du camp de concentration de Neuengamme (Allemagne). Dans ce convoi, se trouvent 2 062 hommes dont son père Gustave et les Manchois Boulot , Danlos, Guillaume, Houssin, Legourd, Lepeu, Lepoil, Madeline, Raux, Ruault et Yau.

Au camp de Neuengamme, il se voit attribuer le matricule 33333. Il intègre le kommado Watenstedt-Salzgitter où les déportés travaillent pour les aciéries Stahlwerke Braunschweig à la fabrication de munitions.

Il est au camp de Ravensbrück quand il recouvre la liberté à la libération du camp par les troupes soviétiques le 30 avril 1945.

Après une activité professionnelle d’organisateur de bals et vingt-quatre ans au conseil municipal d'Argentan, François Desgranges décède en 2000.

Hommage

La ville d’Argentan a donné son nom à un petit bois le 20 août 2004.

Notes et références

  1. « Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 2000.
  2. « Acte de décès n° 68 - État-civil d'Argentan (Orne) - Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 2000.
  3. René Gautier et 54 correspondants, 601 communes et lieux de vie de la Manche, 2014, p. 281.

Articles connexes

Sources