Fouorbue
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Fouorbue, (dialectal) nom féminin : dermatite végétante sous-ongulée, maladie du pied du cheval.
Attestations écrites
- Dans les glossaires, dictionnaires et travaux universitaires
Dans l'ordre chronologique.
- forbéture, forbéchon, 1851, arrondissements de Cherbourg, Valognes et Saint-Lô : « maladie qui résulte d'une transpiration arrêtée subitement et qui se porte sur les principaux organes, tels que les poumons chez l'homme, ou sur quelqu'un des membres, notamment sur les jambes chez les animaux domestiques » [1].
- fouorbue, [fwórbüė], 1974, Val de Saire : « Le cheval étant destiné à courir et à faire travailler les muscles de ses membres, c'est à la santé de ceux-ci que le fermier s'intéresse le plus. Le mal le plus grave qui puisse atteindre le pied lui-même est le [krapāò] crapaud ou [fwórbüė] substantif féminin fourbure, dans lequel [lé pti pyi s dêkol é pwói], le petit pied = la sole se décolle et pourrit ; c'est la dermatite végétante sous-ongulée. » [4].
Attestations orales
Pas encore d'attestation orale.
Étymologie
- « Cf. le français fourbure : “Art vétérinaire : congestion inflammatoire des tissus du pied de cheval, due le plus souvent à la fatigue” (Robert). Ce substantif est dérivé de l'adjectif fourbu « fatigué par suite d'excès de boisson » (ibid.), qui était lui-même d'abord le participe passé du verbe de l'ancien français forboire ou se forboire “boire avec excès”. On est donc passé de l'idée de boisson à celle de fatigue due à la boisson, et de l'idée de fatigue à celle de maladie due en principe à la fatigue. Nous rattacherons à la famille de fourbure le substantif féminin [forbœ̀ꞓõ], [→ forbeuchon], littéralement fourboisson, très employé dans le Nord de la Manche pour désigner une maladie qui affecte les jambes non des chevaux, mais des hommes. Birette (p. 84) la définit ainsi : “Inflammation d'un membre, aggravée par la boisson (ceux qui en sont atteints lèvent le pied en l'air quand ils boivent ; sinon, le liquide pénètre dans leurs veines et les fait mourir !)” » [4].
Mots apparentés
- Dérivés
- Synonymes
Notes et références
- ↑ [1851 Lamarche] Jérôme-Frédéric Perrette-Lamarche, « Extrait d'un dictionnaire du vieux langage, ou patois des habitants des campagnes des arrondissements de Cherbourg, Valognes et Saint-Lô », Notices, mémoires et documents publiés par la Société d'agriculture, d'archéologie et d'histoire naturelle du département de la Manche, , p. 80 (lire en ligne).
- ↑ [1856 Du Bois] Louis du Bois, Glossaire du patois normand : augmenté des deux tiers, et publié par M. Julien Travers, Caen, A. Hardel, , 440 p. (lire en ligne), p. 104
- ↑ [1887 Moisy] Henri Moisy, Dictionnaire de patois normand, Caen, H. Delesques, (lire en ligne), p. 299.
- ↑ 4,0 et 4,1 [1974 Lepelley] René Lepelley, « Le parler normand du Val de Saire (Manche) : phonétique, morphologie, syntaxe, vocabulaire de la vie rurale » (thèse de 1971), Annales de Normandie, Caen, cahier des Annales de Normandie no 7, , p. 337 (lire en ligne).