Fernand Leboyer

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Fernand Louis Jules Leboyer, né à Valognes le 17 septembre 1925 et mort dans la même commune le 30 mars 2015 [1], est une personnalité politique de la Manche.

Biographie

Employé à la société d'électricité du Cotentin en 1945, qui est intégrée à EDF en 1946 [2], il est chef de district à Saint-Lô en 1960 puis à Valognes [3]. Il a été également en poste à Saint-Vaast-la-Hougue et Saint-Hilaire-du-Harcouët [4].

Syndiqué à la CGT dès 1945, communiste non encarté, il est élu conseiller municipal de Saint-Lô en 1971, puis dans l'opposition valognaise durant douze ans à partir des municipales de 1983, sous l'étiquette de l'union de la gauche [3].

En 1982, à sa création, il est président de l'association Les Amis de Valognes.

En 1992, Fernand Leboyer crée le Pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin en y associant les communes de Valognes, Bricquebec et Saint-Sauveur-le-Vicomte.

Il prend la tête d'une liste d'union de la gauche « Démocratie et Progrès » lors des élections municipales de 1995 et crée la surprise en battant de près de dix points le ticket formé par la maire sortante, Anne Heinis, sénatrice, et son premier adjoint, le député et conseiller général Claude Gatignol, dans une ville traditionnellement ancrée à droite.

Ce premier mandat est marqué par le difficile maintien de sa majorité avec 11 démissions et un retrait de délégation d'adjoint [3].

En 2000, à l'occasion du 56e anniversaire du Débarquement et de la réception de quarante-cinq vétérans US du 507e régiment de parachutistes de l'armée américaine à la mairie, il regrette que les alliés aient utilisé des bombes incendiaires et qu'ils les aient « larguées très haut » sur la ville, faisant 280 morts, « deux fois plus qu'en 14-18 » [5].

En 2001, il affronte à gauche la liste de son ancienne adjointe à la culture, Anne-Marie Golse, infirmière, et à droite la liste d'Anne Heinis, démissionnaire du conseil municipal après son échec de 1995, et celle d'Élisabeth Blottin, médecin et militante associative. Sa liste « Démocratie et progrès pour les Valognais » arrive en deuxième position (29,88 %) derrière « Valognes, demain » d'Anne Heinis (36,45 %). Sans fusion au second tour à gauche comme à droite, ni consigne de vote, le report de voix est favorable au maire sortant qui obtient 51,97 % des suffrages avec 129 voix d'écart. Sous ce mandat, Valognes se dote d'un espace culturel dans l'ancien hôtel-Dieu, l'hôpital est agrandi, la station d'épuration rénovée. Il se bat également pour que la gare demeure desservie par la ligne SNCF Paris-Cherbourg et négocie la fusion de l'hôpital de Valognes avec celui de Cherbourg-Octeville en conservant un service d'urgences [4].

En décembre 2001, le conseil municipal vote la commande d'un requiem en hommage à l'ancien député-maire de Valognes Pierre Godefroy (1915), à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort. Le coût en est chiffré à 13 721 euros. Le concours financier de l'état, de la région et l'office national de diffusion est sollicité [6]. Le spectacle est donné le 24 novembre 2002 en l' Église Saint-Malo.

En octobre 2004, les élus valognais quittent la communauté de communes.

En 2008, il décide de ne pas se représenter.

Distinction

Le 6 juillet 2002, Roger-Jean Lebarbenchon lui remet les palmes académiques [7].

Publications

Passionné d'histoire, Fernand Leboyer est l'auteur de plusieurs ouvrages dont :

  • 1789 à Valognes et dans le Cotentin, éd. Isoète, 1996
  • Jean-Baptiste Lecarpentier, Conventionnel de la Manche, vainqueur du siège de Granville en 1793. Suivi de Jean Le Marois, éd. Isoète, 1995

Notes et références

  1. «  Acte de décès n° 86 - État-civil de Valognes - Fichier des personnes décédées », data.gouv.fr, Insee, année 2015.
  2. Valognes Le Mag, Christian Lamotte, janvier 2016.
  3. 3,0 3,1 et 3,2 « 200 personnes pour un dernier hommage à Fernand Leboyer », Ouest-France, 3 avril 2015.
  4. 4,0 et 4,1 « Fernand Leboyer, ancien maire de Valognes », La Presse de la Manche, 1er avril 2015.
  5. « Quarante-cinq vétérans Us à la mairie», La Presse de la Manche, 7 juin 2000, page 11.
  6. « Un hommage musical à Pierre Godefroy », La Presse de la Manche, 15 décembre 2001, page 12.
  7. « Fernand Leboyer reçoit les Palmes académiques », La Presse de la Manche, 9 juillet 2002, page 14.

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