Ferdinand Huault

De Wikimanche

Ferdinand Alexandre Huault, né à Carantilly le 22 novembre 1879 [1] et mort à Montpinchon le 12 novembre 1958 [1], est une personnalité remarquable de la Manche, « Juste parmi les nations ».

Biographie

Ferdinand Huault est le fils de Daniel Huault, trente-quatre ans, journalier, et de Marie Closgirot, trente-deux ans, domiciliés au village de la Bilhairdière à Carantilly [1]. Il est le frère jumeau d'Eugène Huault. À trente-et-un ans, il épouse à Carantilly le 24 octobre 1911, Angélina Chardin, âgée de vingt-quatre ans [1], avec qui il aura trois enfants.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1942, ce couple de paysans que rien ne prédestine à prendre le risque d’héberger une famille juive, sauf la charité chrétienne, accueille à la demande d’un cousin, Henri Hélaine, Berthe Pipkis puis sa fille Marcelle, âgée de sept ans, famille juive d’origine ukrainienne qui tient une boutique de confection à Saint-Lô. Le mari, Jules Pipkis est prisonnier en Allemagne. Aux voisins curieux ils disent qu’elles sont des parentes de Paris et les appellent Paulette et Marcelle Bertrand.

En raison d’un voisinage peu sûr, Berthe Pipkis et sa fille Marcelle doivent changer de lieu, et des résistants de Carantilly leur trouvent une autre ferme, chez Suzanne Lerouxel à Gratot, originaire de Cametours.

Jusqu’à la fin des années 80, la famille Pipkis tient un commerce réputé de prêt-à-porter à Saint-Lô.

Distinction

En 1998, à la mairie de Saint-Lô, à la demande de Marcelle Pipkis, devenue Marcelle Bromberg, il reçoit avec son épouse Angèle, à titre posthume, le titre de « Juste parmi les nations », en même temps que Suzanne Lerouxel.

Lien externe

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 « Acte de naissance n° 49 », Archives de la Manche, archives communales de Carantilly, registre de l'état-civil des NMD (1873-1882), E25, page 193/306.