Ferdinand Fouqué

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Fouqué par Eugène Pirou en 1883.

Ferdinand Fouqué, né à Mortain le 21 juin 1828[1], mort à Paris le 7 mars 1904, est un géologue de la Manche.

Biographie

Fils d'un horloger de Mortain, installé rue du Bassin[2], Ferdinand Fouqué fait ses études au collège de Mortain, puis à Caen (Calvados), où il est reçu bachelier [3].

Il rejoint Paris et poursuit ses études au lycée Henri IV. En 1847, il est reçu à l'école militaire de Saint-Cyr, mais il démissionne rapidement et préfère redevenir élève de mathématiques spéciales [3]. En 1849, à l'âge de 21 ans, il prépare, avec succès, le concours d'entrée à l'École normale supérieure de Paris. Il est conservateur des collections scientifiques. Il y travaille avec le chimiste Henri Sainte-Claire Deville et y reste cinq années.

Il prépare son doctorat en médecine en 1858. Il commence l'enseignement supérieur en 1872 au Collège de France comme suppléant. Il est élu professeur titulaire en 1877 [3].

Suppléant au Collège de France de Léonce Élie de Beaumont et de Henri Sainte-Claire Deville, il leur succède au poste de professeur d'histoire naturelle.

Il étudie à Naples (Italie) l'éruption du Vésuve. Il se consacre aux volcans et à la chimie des fumerolles. Ses observations jettent un doute sérieux sur la théorie des cratères de soulèvement, dont Léonce Élie de Beaumont est un farouche partisan.

Il se rend à Céphalonie (Grèce) pour travailler et publier sur les effets du séisme du 4 février 1867.

Il est élu en 1881 membre de l'Académie des sciences.

Il contribue au relevé de la carte géologique de la France, mais à la longue, il accorde une attention toute particulière à l'étude des phénomènes volcaniques et sismiques, aux minéraux et aux pierres. Il est le premier en France à introduire des méthodes modernes dans la pétrographie. Ses études sur les roches volcaniques de Corse, Santorin (Grèce) en 1866 et ailleurs, ses recherches sur la reproduction artificielle des roches volcaniques et son traité sur les caractères optiques des felspaths méritent une mention spéciale.

Il donna également une impulsion à l'étude microscopique des roches volcaniques : en extraire de très petits cristaux et en déterminer les propriétés optiques.

Il poursuit les travaux de des Cloizeaux sur les propriétés optiques des plagioclases. Il multiplie également les synthèses de minéraux volcaniques.

Il meurt à Paris le 7 mars 1904.

Distinctions

En 1872, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, puis plus tard officier [3].

Publications

  • Recherches sur les phénomènes qui se produisent dans les volcans, 1866.
  • Les anciens volcans de la Grèce, 1867.
  • Santorin et ses éruptions, (avec Auguste-Michel Lévy), 1879.
  • Minéralogie micrographique, 1879.
  • Roches éruptives françaises (2 tomes), 1879.
  • Synthèse des minéraux et des roches, 1885.
  • Les Tremblements de terre, 1889.

Notes et références

  1. « Acte de naissance n° 36 », Archives de la Manche, archives communales de Mortain, registre de l'état-civil des NMD (1828-1832) , 3E 359/7, page 22/605.
  2. Victor Gastebois, Le Vieux Mortain, t. 2, 1931, p.324
  3. 3,0 3,1 3,2 et 3,3 « Un savant normand, le minéralogiste Fouqué », Revue de Cherbourg et de la Basse-Normandie, n° 3, 1907.

Article connexe

Source

Encyclopædia Britannica, 1911.