Fêtes de l'Entente cordiale à Cherbourg (1905)

De Wikimanche

Les Fêtes de l'Entente cordiale ont lieu à Cherbourg les 13 et 14 août 1905.

Samedi 12 août

Le vapeur Courier débarque à Cherbourg une partie des invités de Guernesey, notamment MM. Priaulx, connétable de Saint-Pierre-Port, Carré, député, et H. H. Randall, président de la Chambre de commerce [1].

Dimanche 13 août

Le soleil est au rendez-vous pour cette première journée [1].

À 10 h, le train de Paris arrive en gare amenant à Cherbourg Alfred Mascuraud, sénateur de la Seine, président-fondateur du Comité républicain du commerce, de l'industrie et de l'agriculture [1]. Il est accueilli par Albert Mahieu, maire. La musique du Cercle musical joue La Marseillaise. Les personnalités se rendent en landaux jusqu'au champ de manœuvre de Chantereyne, où ont lieu des matchs de football, dont l'équipe d'Équeurdreville sort vainqueur [1].

À midi, tout le monde se retrouve au Casino-Plage, où est servi un déjeuner [1]. Plusieurs discours dont prononcés en fin de repas. Jacques Dupré, sous-préfet, est le premier à prendre la parole pour souhaiter que Cherbourg devienne « un poste avancé du commerce et de l'industrie dans le département de la Manche » [1]. M. Ringard, président de la section cherbourgeoise du Comité républicain, prononce quelques mots, avant de passer la parole à M. Mascuraud, heureux de saluer la création de la nouvelle section du Comité publicain [1]. Pierre Gillet, délégué du ministre du Commerce, et M. Édouard Petit, inspecteur général de l'Instruction publique, représentant le ministre de l'Instruction publique, disent chacun leur tour leur plaisir d'être à Cherbourg [1]. Albert Mahieu, maire, remercie tous les orateurs et dit sa fierté de les accueillir à Cherbourg. M. Bishop, juré justicier de Guernesey, exprime en français son attachement à la France [1]. La musique du 1er régiment colonial joue La Marseillaise [1].

L'assemblée décide d'adresser un télégramme au roi d'Angleterre Edouard VII et au président de la République française Émile Loubet pour les informer de la tenue de cette manifestation d'amitié franco-britannique [1].

À 14 h 30, tout le monde se rend au théâtre municipal pour écouter Édouard Petit prononcer une conférence sur les œuvres scolaires et post-scolaires, en présence de Léon Déries, inspecteur d'académie [1].

Une promenade a lieu ensuite au château de Martinvast, avec, au retour, un arrêt à la mairie d'Octeville [1].

Le banquet servi à 19 h au Casino de l'exposition réunit une soixantaine de convives [1]. L'orchestre du Cercle musical assure l'accompagnement musical.

Le public, lui, peut profiter par une nuit de pleine lune d'illuminations du meilleur effet. Sur la montagne du Roule, « des cordons lumineux dessinent les zig-zags capricieux des rampes d'accession » [1]. Sur le bassin, voguent des embarcations à vapeur et à voile « toutes admirablement garnies de lanternes et ballons multicolores » [1]. Les quais sont illuminés.

Lundi 14 août

Dans la matinée, le vapeur Courier débarque à Cherbourg, dans l'avant-port, une autre délégation venant de Guernesey, qui est emmenée aussitôt visiter le château de Martinvast [2].

À 12 h 30, la municipalité offre un banquet à tous ses hôtes à l'hôtel de ville [2]. La musique du 25e de ligne assure l'accompagnement musical [2]. Le sous-préfet et le maire de Cherbourg prononcent les traditionnels discours d'accueil. Pierre Gillet, délégué du ministre du Commerce, Édouard Petit, le maire de Guernesey, M. Munday, inspecteur de l'enseignement primaire à Guernesey, et l'avocat H. H. Randall, président de la Chambre de commerce de Guernesey, portent des toasts en l'honneur de l'Entente cordiale [2]. L'après-midi, les invités guernesiais visitent le parc Emmanuel-Liais [2].

À 20 h, un concert est donné place de la République, suivi d'une retraite aux flambeaux, qui traverse toute la ville. À 21 h 30, un feu d'artifice tiré au Casino-Plage conclut la journée en beauté.

Mardi 15 août

À 3 h 30, départ de Cherbourg du vapeur Lloyd emmenant la délégation cherbourgeoise à Guernesey, qui a à sa tête Albert Mahieu, maire, et qui comprend 200 enfants de la Jeunesse laïque [2]. D'importantes manifestations ont lieu en l'honneur des visiteurs français [3].

Notes et références

  1. 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 1,09 1,10 1,11 1,12 1,13 1,14 et 1,15 « À Cherbourg, les fêtes de l'Entente cordiale », Cherbourg-Éclair, 14 août 1905.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 et 2,5 « L'Entente cordiale : les fêtes de Cherbourg », Cherbourg-Éclair, 16 août 1905.
  3. « L'Entente cordiale : l'excursion de Guernesey », Cherbourg-Éclair, 17 août 1905.