Discours de Jacques Chirac à Cherbourg (2002)

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Discours de Jacques Chirac à Cherbourg (2002)

Texte officiel du discours de Jacques Chirac, président de la République, prononcé à Cherbourg-Octeville le 13 mai 2002 lors de la cérémonie d'hommage national aux victimes de l'attentat de Karachi.


« La France est en deuil. Cherbourg est meurtrie.

Des épouses, des enfants, des parents, des amis pleurent aujourd'hui des êtres chers. Je leur dis ma profonde solidarité.

Nos ingénieurs et nos techniciens des Constructions navales victimes de l'odieux attentat terroriste de Karachi ont perdu la vie au service de la France, de l'Etat et de la patrie. Cherbourg paie un lourd tribut à l'engagement des siens pour le rayonnement et la défense des intérêts de la France.

C'est toute une communauté qui est bouleversée, choquée, une ville, une région qui sont profondément touchées. Chacun, à Cherbourg et dans toute la France, partage la douleur qui s'est abattue sur les familles de ces hommes qu'ici beaucoup connaissaient, estimaient, appréciaient. Ces hommes auxquels tant de liens vous attachaient. Je m'incline devant nos morts.

Je rends hommage à leur courage, à leur dévouement, à leur compétence professionnelle exemplaires.

Je leur exprime la reconnaissance de la Nation qui ne les oubliera pas.

Ce crime est monstrueux. Ses auteurs seront punis.

Il ne peut y avoir de sanctuaire pour les terroristes.

C'est un combat que nous avons engagé et que nous poursuivrons sans relâche, en France et à l'étranger. Ma détermination, comme celle du Gouvernement, est totale. Nous ne céderons ni à la menace, ni au chantage.

Ce combat, c'est celui de la démocratie et de la liberté. C'est celui de la France, de l'Europe, des États-Unis et de leurs alliés. Sur notre territoire et partout dans le monde, nos armées, nos services de renseignement, notre police et notre gendarmerie, sont mobilisés pour la sécurité de nos compatriotes.

Aujourd'hui, au nom de tous les Français, j'exprime aux familles de nos disparus, à nos blessés et à leurs camarades de la DCN, ma très profonde compassion et mon affection. Leur souffrance est aussi celle de tous les Français.

La République honore la mémoire des victimes de ce drame. Elle sait ce qu'elle leur doit et ne l'oubliera pas. »