Digue de l'Est (Tourlaville)

De Wikimanche

Le musoir sud.

La digue de l'Est est une construction maritime faisant partie de la commune de Tourlaville[1].

Elle constitue la partie Est de la digue de Cherbourg qui ferme la rade de Cherbourg.

Elle s'appuie, à l'Ouest, sur l'île Pelée et rejoint le rivage à la plage de Collignon. Elle est coupée par la passe Cabart-Danneville permettant aux navires légers d'entrer et de sortir de la rade en évitant l'importante passe de l'Est.

La dénomination de « digue de l'Est » est parfois donnée à la seule partie, partant de l'île Pelée et se terminant à la passe Cabart-Danneville. La partie rejoignant le rivage est alors appelée digue de Collignon.

L'ouvrage mesure 1 897 m, passe comprise, sur une largeur de 8 m.

Le 10 février 2014, Ports Normands Associés la rachètent à la Marine nationale, avec l'île Pelée et la digue de Collignon [2].

Construction

La digue de l'Est fait l'objet d'un marché de travaux passé le 12 décembre 1889 avec A. Collignon, entrepreneur basé à Paris [3]. Une voie ferrée est créée, qui permet d'amener les blocs de granit en provenance de la carrière du Becquet [3].

Les travaux s'achèvent en 1895 [3]. Ils sont évalués à deux millions de francs de l'époque [3].

Notes et références

  1. Cadastre, parcelle n° 1 - Feuille 000 BL 01 - Commune : Tourlaville (50110)
  2. Thierry Dubillot, « En rade de Cherbourg, l'État a vendu l'île Pelée », Ouest-France, 11 février 2014.
  3. 3,0, 3,1, 3,2 et 3,3 T. B., « La digue de Collignon », Reflets de Tourlaville, bulletin municipal, n° 56.