Couvent de la Bucaille (Cherbourg)

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Le couvent de la Bucaille est un établissement catholique de la Manche, situé à Cherbourg-en-Cotentin.

C'est un ancien orphelinat et une ancienne école technique privée ; c'est encore une maison de retraite en 2016.

Histoire

En 1830, Adèle Duchevreuil d'Équeurdreville, directrice du bureau de bienfaisance de la ville de Cherbourg, fonde la congrégation des sœurs de la Charité de Jésus et Marie et entre dans les ordres sous le nom de sœur Marie. En 1832, elle acquiert un terrain d'un hectare nommé le Closet, entre la rue de la Polle et la rue de la Bucaille[1].

Le 19 juillet 1852, la congrégation naissante accueille aux Mielles quatre vieilles dames et dix-sept jeunes orphelines ; l'année suivante, la maison de retraite s'installe rue de la Bucaille.[2]

Dans les années 1910-1920, sœur Stéphanie visitant des pauvres à domicile constate la misère et le dénuement de certaines familles, et amène des autorités de la ville à créer en 1920, avec l'aide d'un entrepreneur cherbourgeois, M. Simon la Société cherbourgeoise de construction à bon marché pour familles nombreuses, l’ancêtre de "la Société anonyme des HLM du Cotentin[2].

La période 1939-1945 s'avère difficile. Les bâtiments réquisitionnés hébergent tour à tour des infirmières anglaises de la Royal-Air-Force, puis une base militaire allemande et un bataillon des FFI (Forces françaises de l'intérieur). Toutefois le bâtiment est épargné.[3]

En 1946, la communauté religieuse ouvre un cours d'enseignement ménager et commercial dans ses locaux, rue de la Bucaille à l'intention des orphelines dont elle a la charge et des jeunes filles qui lui sont confiées par leurs familles.[4]

Les années 1960 voient l'extension de l'école avec, en 1962, l'ouverture de classes de niveau BEP.[4] En 1967, en ouvrant la préparation au baccalauréat G1 (secrétariat), l'école technique privée "La Bucaille" passe sous contrat d'association avec l'État.[4]

En 1974, la congrégation de la Bucaille fusionne avec celle des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie (de Vendée). L'école technique de la Bucaille est alors transférée rue Émile-Zola (lycée Thomas-Hélye actuel) et les locaux sont aménagés pour un accueil plus important de personnes âgées.[3]

Dans les années 1990, la congrégation confie l'établissement à une association et en 2001, la communauté quitte la maison de retraite, qui est confiée à une direction laïque.[3]. Elle dispose de 77 places et emploie 52 personnes[1].

En 2013, de nouvelles constructions sont envisagées.[3]

La chapelle

Particulièrement bien préservée, cette église du couvent des religieuses des sœurs des Sacrés Cœurs dispose de stalles intactes, de vitraux d'une rare qualité dont le bleu rappelle ceux de la cathédrale de Chartres, d'un maître- autel majestueux et d'un petit orgue en tribune, au fond de la nef.

Bibliographie

Abbé Noël Langlois, Le Siècle du couvent de Cherbourg. Aperçu historique sur la congrégation des sœurs de la Charité de Jésus et Marie dite de la Bucaille, éd.la Dépêche, 1931

Localisation

À Cherbourg, la maison de retraite de la Bucaille et son jardin, le couvent des sœurs des Sacrés Cœurs et sa chapelle occupent un triangle formé par la rue de la Bucaille, la rue de la Polle et la rue Segondat.

Adresse : 7, rue de la Bucaille
50100 Cherbourg-en-Cotentin

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « La maison de retraite de la Bucaille fête ses 160 ans », La Presse de la Manche, 27 septembre 2012.
  2. 2,0 et 2,1 Sœurs des sacrés cœurs, consulté le 3 mai 2016.
  3. 3,0 3,1 3,2 et 3,3 « La maison de retraite de la Bucaille a 160 ans », Ouest-France, 30 septembre 2013 (lire en ligne).
  4. 4,0 4,1 et 4,2 Lycée Thomas Hélie, consulté le 3 mai 2016.

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