Couvent de Notre-Dame du Mont-Carmel (Avranches)

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Le couvent du Mont-Carmel avant 1944
Saint-Gervais en arrière-plan
Vue générale vers ND du Mont-Carmel

Le couvent de Notre-Dame du Mont-Carmel est un établissement catholique de la Manche.

Il est situé 9, rue de Brémesnil, à Avranches.

Histoire

En 1686, l'abbé Jean Fleurye obtient de son évêque d'établir des écoles charitables. Il les fait diriger par deux « Filles de la Providence », venues de la communauté de ce nom à Paris. Il les installe rue Saint-Gervais (à cette époque Grande rue) où plus de 200 élèves sont accueillis. L'abbé fait suivre ces sœurs de plusieurs autres dont certaines restent en ville, les autres se répartissant dans les paroisses à la campagne. Certaines participaient à la formation d'élèves-maitresses.[1]

Après la mort de l'abbé Fleurye, en 1705[1], l'institution est agrégée au Tiers Ordre du Carmel[2] sous l'impulsion du père Jean Dubois (1653-1721) dans le but de former religieusement des institutrices et des garde-malades. Les premières arrivées achètent des petites maisons rue Ormond.

En 1856 l'architecte François Louvel leur construit un grand immeuble, puis une chapelle au centre de leur domaine.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le couvent du Mont-Carmel devient une annexe de l'hôpital militaire n° 17 de la Croix-Rouge française.[3]

On y ouvre en 1926 un cours d'enseignement ménager, et en 1933 un pensionnat secondaire libre.[3]

En 1933, une partie du couvent est transformée en clinique chirurgicale, dirigée par le docteur Eugène Béchet.

Le bâtiment est détruit en 1944, puis reconstruit.

En 1974, la clinique émigre à Saint-Martin-des-Champs, pour devenir la polyclinique du Bocage, puis polyclinique de la Baie.

Le couvent est aujourd'hui maison de retraite des religieuses du Mont-carmel. En 2014, onze sœurs fêtent leur jubilé (plus de 50 ans de vie religieuse).[4]

Bibliographie

  • Thérèse Perrée, Le Tiers Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel d'Avranches, éditions Notre-Dame, Coutances, 1965
  • Sylvette Gauchet, Michel Coupard, Jack Lecoq, Avranches, promenades et découvertes, éd. Alizé. CdJ, 2008, p.52-53

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 A-M Laisné, « Notice sur l'abbé Fleurye, fondateur des maîtresses d'école, dites bonnes-soeurs » ,Mémoires de la Société d'archéologie, de littérature, sciences et arts d'Avranches, éd. Tostain, Avranches, 1859, p.433-445 (lire en ligne)
  2. Un Tiers-Ordre séculier dont les membres pouvaient être aussi bien des laïcs, des clercs, des institutrices ou des garde-malades vivant dans le monde
  3. 3,0 et 3,1 Chantal Paisant, De l'exil aux tranchées, 1901/1914-1918: le témoignage des soeurs, éd. Karthala, 2014, p. 364-365.
  4. « Mont-Carmel : 11 sœurs jubilaires », Ouest-France.fr, 10 septembre 2014 (lire en ligne)

Lien externe